Séries

« How to make it in America » : une comédie à défendre sur fond de déjà vu

13 avril 2010 | PAR Cecile David

Diffusée pour la première fois aux Etats-Unis en février 2010 par HBO, « How to make it in America » s’impose petit à petit sur la toile française. Loin du monde pailleté de « Gossip Girl », Ben et Cam tentent de trouver leur place dans la société pour briller à leur tour.

Le concept est simple. Deux potes, Ben Epstein et Cam Calderon, avec un objectif : accomplir leur « rêve américain » en montant une ligne de jeans inspirée des années 70. Le réfléchi d’un côté, le passionné de l’autre, deux héros aux caractères bien distincts pour satisfaire un large public. Ajouter à cela une intrigue amoureuse, un frère mafieux, une grand-mère protectrice ainsi qu’un soupçon d’humour made in US et une bonne dose de soirées arrosées… Tous les ingrédients sont réunis pour que la recette fonctionne.

Et pourtant, les critiques vont bon train. Que ce soit « paperblog » ou « des news en séries », tous pointent du doigt le manque d’originalité de la nouvelle série. Le premier reproche à HBO un parallèle trop évident avec la série « Entourage » créée par Doug Ellin en 2004, le second s’attriste du manque de rythme et de la mauvaise qualité des dialogues. Le casting ne serait qu’un bémol de plus. Bryan Greenberg et Viktor Rasuk ne sont certes pas des stars du petit écran, mais leur prestation mérite-t-elle un tel lynchage ? Même si leurs personnages sont stéréotypés à souhait, les deux acteurs les incarnent en imposant leur marque personnelle. En introduisant un brin d’authenticité et de charisme dans leur jeu, les deux complices nous offrent une prestation suffisante pour faire de Ben et Cam deux personnalités attachantes.

Après avoir été inondé de séries sur la haute société américaine, « How to make it in America » apporte un peu de fraîcheur et de simplicité sur nos écrans. Mention spéciale pour la BO, « I need a dollar » d’Aloe Blacc, qui nous plonge tout en douceur dans une ambiance typiquement US.

D’accord, on ne s’esclaffe pas pendant 27 minutes mais on sourit et  on voyage au cœur des ruelles new-yorkaises, tout ça sans artifices. Une pause en toute simplicité comme on les aime.

 

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Cecile David

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