Cinema
« Love » de Gaspard Noé finalement interdit aux moins de 18 ans

« Love » de Gaspard Noé finalement interdit aux moins de 18 ans

04 août 2015 | PAR Elodie Schwartz

Le tribunal administratif de Paris a tranché. Initialement interdit aux moins de 16 ans, le long métrage de Gaspard Noé, Love, sera finalement interdit aux moins de 18 ans. Une nouvelle que le producteur, Vincent Maraval, a bien du mal à entendre…

C’est la « répétition » et « l’importance dans le scénario » des scènes de sexe non simulées qui ont fait pencher la balance. Love de Gaspard Noé est sorti en salles le 15 juillet dernier, sera bel et bien interdit aux moins de 18 ans, après avoir une première fois été interdit aux moins de 16. En effet, comme le rapporte Le Monde, « le juge du référé, dans une décision datant du 31 juillet, a suspendu le visa d’exploitation du film en tant qu’il n’interdit pas la représentation du film aux mineurs de 18 ans mais aux moins de 16. » De son côté, le producteur et distributeur du film, Vincent Maraval, a annoncé la nouvelle sur son compte Twitter, s’indignant « qu’en France, aimer est maintenant interdit aux moins de 18 ans ». Gaspard Noé, dans un entretien accordé à Libération s’est, lui, dit « aberré » face à cette décision.

Love de Gaspard Noé était d’abord interdit aux moins de 16 ans. Fleur Pellerin, ministre de la Culture, « avait pourtant demandé que le film soit réservé aux plus de 18 ans et qu’il repasse en commission de classification » des œuvres, rapporte Le Figaro. Mais le CNC (Centre National du Cinéma) avait maintenu l’interdiction aux moins de 16 ans, précise le journal. Aujourd’hui, c’est pour ne pas « heurter la sensibilité des mineurs » que le Tribunal Administratif de Paris aurait finalement donné gain de cause à Fleur Pellerin. « La décision est maintenant dans les mains du Conseil d’État. On devrait en savoir plus sur la France très bientôt » a souligné sur Twitter Vincent Maraval, laissant entendre qu’il avait fait appel à la décision d’interdire Love aux moins de 18 ans. Pascal André, avocat de Promouvoir, aurait également été mis en cause par Vincent Maraval. Très actif dans la lutte contre la violence et le sexe au cinéma, ce dernier serait déjà à l’origine du changement d’interdiction de Saw 3D (2010), Nymphomaniac vol.1 (2013), Ken Park (2002) ou Baise-moi (2000).

Présenté au festival de Cannes cette année, Love de Gaspard Noé, qui raconte la relation entre deux jeunes, avait été hué par les spectateurs. Chez Toute La Culture, on parlait plutôt d’une grande expérience de cinéma.

Visuel : © Affiche officielle de Love de Gaspard Noé

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Elodie Schwartz

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