Cinema
Le réalisateur portugais Paulo Rocha s’est éteint à 77 ans

Le réalisateur portugais Paulo Rocha s’est éteint à 77 ans

07 janvier 2013 | PAR Lucie Droga

Celui qui avait débuté sa carrière en assistant Jean Renoir et Manoel de Oliveira sur le tournage de son film « Les Mystères du Printemps » s’est éteint le 29 décembre 2012 à la suite d’un accjdent vasculaire cérébral, à Vila Nova de Gaia, au Portugal. Précurseur du  » Cinema Novo » et fortement inspiré par la Nouvelle Vague, il laisse derrière lui une oeuvre singulière, profondément marquée par ses nombreux voyages.

Si le cinéma portugais paraît peu connu et réservé à des férus de cinéma, il existe certains noms à côté desquels on ne peut pas passer. Paulo Rocha en fait partie. A l’instar de son confrère Joao Cesar Monteiro, il  est à l’origine du renouveau du cinéma portugais aux côtés de son mentor, Manoel de Oliviera dans les années 60.  Séduit par la « Nouvelle Vague » française, ce jeune artiste encore inconnu participe à la fondation du mouvement « Cinema Novo » qui a permis de faire sortir les films au-delà des frontières portugaises. En 1963 il sort son premier film, Les Vertes Années véritable manifeste du renouveau portugais. Après un séjour au Japon, il revient à des sujets qui lui tiennent à coeur, s’inspirant aussi bien de ses réalisateurs préférés comme le japonais Kenji Mizoguchi avec Les Montagnes de la Lune sorti en 1987, que de la mythologie portugaise avec Le Fleuve d’Or en 1998, présenté à Cannes dans la section Un certain regard.

Né en 1935 au Portugal, Paul Rocha restera toute sa vie profondément marqué par sa ville natale, Porto.  Les habitants, l’architecture et les scènes de la rue sont pour lui un réservoir sans fond de sujets qu’il ne cessera de retranscrire sur le grand écran. Attiré vers la culture japonaise, il deviendra d’abord  l’assistant de Jean Renoir lors de son séjour en France avant d’apprendre le japonais et d’exercer la fonction d’attaché culturel au Japon entre 1975 et 1983. Ses films, naturellement emprunts de ses voyages, sont rythmés par cette volonté de changer de rive, d’expérimenter le cinéma et de bousculer les genres. Il laissera derrière lui une oeuvre intime et trop peu connue qu’il serait bien temps de découvrir…

 

Visuel : Capture d’écran Muby.com

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Lucie Droga

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