Cinema

Last Day in Deauville : le palmarès

Last Day in Deauville : le palmarès

13 septembre 2010 | PAR Geraldine Pioud

C’est avec nostalgie et une certaine forme de tristesse que je vis mon dernier jour à Deauville. La palmarès me satisfait, le soleil a été présent, et les rencontres enrichissantes. Je reviendrai en 2011!

Hier soir le palmarès n’a pas révélé de grandes surprises mais surtout deux satisfactions personnelles : le Grand Prix pour Mother and Child et le prix de la critique internationale pour Buried. Deux films à voir (et à revoir) sans hésitation! Le cru 2010 a été dans l’ensemble éclectique, émotif, perturbant, troublant et intense. Même si les « stars » sont peu présentes (encore faudrait-il être d’accord sur la notion de « star », le terme ayant tendance à se banaliser depuis quelques années), le festival tient la barre et se concentre sur l’essentiel : le cinéma et le public. Car s’il y a bien un avantage à Deauville, c’est l’accessibilité de tous à toutes les projections (ou presque). Les organisateurs l’ont compris, sans spectateurs, les films ne vivent pas. Et puis il y a aussi autre chose, non négligeable quand on a « l’habitude » de fréquenter les Festivals : que ce soit les hôtes ou hôtesses d’accueil ou le service de sécurité, toutes et tous sont très professionnels et d’une grande gentillesse. Un petit plus qui se transforme en bien-être quand on reste plusieurs jours! Merci donc à toutes ces personnes croisées au hasard des allées ou des rues, et qui ont fait de ma semaine à Deauville un moment hors du temps.

En ce dimanche 12 septembre, les projections continuent pour tous ceux qui n’ont pu être là dans la semaine. Rattrapage des films de la compétition dans les salles du Morny et du Casino, et des avant-premières dans la salle du C.I.D. Le Prix Michel d’Ornano 2010 est revenu à Angèle et Tony, d’Alix Delaporte, et le film est projeté en ce début de journée. Une jolie et improbable histoire d’amour sur fond de pêche en Normandie : Angèle est maladroite, Tony ne croit pas en sa sincérité. Ils vont finalement s’apprivoiser et réussir à se comprendre. Une mise en scène simple et efficace, proche des personnages et de leur environnement : l’ensemble est sans « chichi » et très prometteur. Et puis les histoires d’amour ne finissent pas toujours mal!

En suivant un film totalement différent, The Company Men, de John Wells, où comment déstructurer l’American Dream! Ils travaillent dans une société qui brasse de l’argent, ils ont une belle maison, la voiture qui va avec et les clubs de golf dans le coffre. Ils sont stressés mais le plus important c’est la rentabilité, le profit et le pouvoir. Sauf que lorsque les uns après les autres ils se font renvoyer, force est de constater que l’existence n’est pas faite que de comptes en banque bien remplis. Malgré quelques longueurs le film fonctionne bien et offre une vision assez honnête des difficultés liées au chômage.

Deauville, c’est fini pour cette année. Mais heureusement, le cinéma jamais ne s’arrêtera!

Angèle et Tony, d’Alix Delaporte, avec Clotilde Hesme, Grégory Gadebois, Antoine Couleau, Evelyne Didi
France. 1h20
En salles le 26 janvier 2011

The Company Men, de John Wells, avec Ben Affleck, Kevin Costner, Tommy Lee Jones, Chris Cooper
États-Unis. 1h36. Drame
En salles le 9 février 2011

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