Cinema
[Festival Biarritz Amérique latine]L’abrazo d’or pour « A cidade onde envelheço » de Marilla Rocha

[Festival Biarritz Amérique latine]L’abrazo d’or pour « A cidade onde envelheço » de Marilla Rocha

01 octobre 2016 | PAR Olivia Leboyer

A cidade

Cette 25e cérémonie, particulièrement chaleureuse et émouvante, a récompensé de beaux films : le grand gagnant, A cidade onde envelheço, nous le découvrirons demain matin !

Marc Bonduel, délégué général du Festival, quitte ses fonctions cette année, tout comme Jean-Louis Berdot, sélectionneur de la section documentaire. Les discours leur ont naturellement rendu un bel hommage.

Pour les courts-métrages, deux prix ont récompensé El Eden du colombien Andrès Ramirez Pulido.

Pour les documentaires (jury présidé par Cyril Dion), le prix a été décerné à Nueva Venecia d’Emiliano Mazza de Luca, colombien également, pour son audace et sa liberté.

Et les longs métrages ? C’est le grand Alfredo Arias qui présidait le jury (entouré de Delphine Gleize, Laure Duthilleul, Sergio Ramirez et Alice Girard). Elégance, simplicité et gentillesse chez ce metteur en scène de génie (entre autres Peines de coeur d’une chatte anglaise/française, Hermanas), éblouissant et plein de vie. Alfredo Arias a résumé d’un mot, simple et vrai, son expérience à Biarritz: « Bonheur ».

Le Prix de la critique internationale (jury présidé par Philippe Lefait) a distingué El invierno de l’argentin Emiliano Torres, tourné dans l’hiver rude de Patagonie. Le jury a également aimé ce film, donnant à son acteur Alejandro Sieveking l’abrazo du meilleur interprète masculin.

Sans surprise, l’abrazo féminin revient à la superbe Sonia Braga pour Aquarius du brésilien Kleber Mendoza Filho. C’est le grand retour de Sonia Braga dans son cinéma national, elle qui n’avait pas tourné de film brésilien depuis 18 ans. Aquarius, limpide et lumineux, remporte aussi le Prix du Jury.

Le Prix du Public va à El Amparo du vénézuélien Rober Calzadilla, une histoire vraie, très forte, d’injustice.

Et l’Abrazo d’or ? Pour A cidade onde envelheço, de Marilla Rocha (qui a accouché il y a quinze jours), un film d’une femme, sur une amitié entre deux femmes, liées par la saudade, entre le Brésil et Lisbonne. Nous vous en parlerons dès demain.

Après de multiples embrassades entre Alfredo Arias et les lauréats, la soirée se poursuit avec la projection de Gloria de Sebastian Lelio, un beau film chilien de 2013, où Paulina Garcia incarne une sexagénaire qui a peut-être perdu ses grandes illusions mais qui croit, toujours, aux petits plaisirs et aux grands élans de la vie, malgré tout.

visuels: affiche et photo officielles.

[Dinard, jour 3] Le triomphe de Sing Street et la cérémonie de clôture
[Festival Biarritz Amérique latine] »Carmin profond » les amants diaboliques d’Arturo Ripstein
Olivia Leboyer
Docteure en sciences-politiques, titulaire d’un DEA de littérature à la Sorbonne  et enseignante à sciences-po Paris, Olivia écrit principalement sur le cinéma et sur la gastronomie. Elle est l'auteure de "Élite et libéralisme", paru en 2012 chez CNRS éditions.

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *