Cinema

Cinéma : adieu pollution, bonjour ennui(s)

Cinéma : adieu pollution, bonjour ennui(s)

17 mars 2014 | PAR Geoffrey Nabavian

Pics de pollution la semaine dernière à Paris. Cela donne envie de se replonger dans des films comme Home, Le Syndrome du Titanic ou, rayon fiction, Soleil vert, Wonderful days… Allez, pour une fois, changeons. Et portons nos regards vers des mondes non pollués.

NausicaaToute cette pollution que nous produisons, toute cette nature que nous menaçons… Imaginez qu’elle se révolte. Qu’elle nous montre une bonne fois pour toutes comment il faut la respecter… Le cinéma y a pensé. Souvenez-vous du Jour d’après (Roland Emmerich, 2003) ou de La Prophétie des grenouilles (Jacques-Rémy Girerd, 2004). Avez-vous envie de vous trouver submergés par des vagues immenses ? D’être condamnés à brûler des livres dans une bibliothèque pour survivre, ou à naviguer sur un océan infini, avec pour bateau votre maison ? Envie de la vivre, la révolte de la nature ?

Un peu trop extrême. Imaginons qu’elle domine, et que nous nous adaptions à elle. Mauvaise pioche encore ! Demandez à Hayao Miyazaki ce qu’il en pense : dans Nausicaa de la Vallée du vent (1984), la grande forêt a tout recouvert… Jusqu’à rendre son air irrespirable. Elle est habitée par des ômus, insectes gigantesques qui sont ses gardiens, et qu’il convient de ne pas mettre en colère… Le monde est devenu trop petit pour tous les peuples qui y habitent…qui ont envie de lui faire la guerre, à cette forêt…

Non, trop dur encore. Imaginons juste un monde sans pollution. Il existe. Regardez Le Lorax: fleurs en plastique, gazon synthétique partout… Plus guère de soucis à se faire quant à la nature. Mais justement, ça manque…. Et Ted, un jeune garçon, ne sait plus où respirer une fleur… Il voudrait tant en dénicher une pour séduire celle qu’il aime…

LoraxNon, allez, juste un monde comme le nôtre où l’équilibre soit respecté. Avec des hommes irréprochables sur ce point. The bothersome man, film norvégien réalisé en 2006 par Jens Lien -titré Norway of life en français- peint un tel univers. C’est la mort. Personne ne gêne plus rien. Plus d’odeurs à respirer, plus de sensations actives… Et pourtant, de jolies rues fleuries et proprettes dans lesquelles peuvent évoluer les défunts…

Ne rêvez pas. Respectez la nature tant que vous pouvez. Aidez-vous vous-mêmes. Sur ce point, le cinéma -de fiction du moins -a hélas peu de solutions à proposer pour un monde parfait.

Visuel : affiche du film Nausicaa © D.R.

Visuel: la ville dans Le Lorax © Universal Pictures International France

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Geoffrey Nabavian
Parallèlement à ses études littéraires : prépa Lettres (hypokhâgne et khâgne) / Master 2 de Littératures françaises à Paris IV-Sorbonne, avec Mention Bien, Geoffrey Nabavian a suivi des formations dans la culture et l’art. Quatre ans de formation de comédien (Conservatoires, Cours Florent, stages avec Célie Pauthe, François Verret, Stanislas Nordey, Sandrine Lanno) ; stage avec Geneviève Dichamp et le Théâtre A. Dumas de Saint-Germain (rédacteur, aide programmation et relations extérieures) ; stage avec la compagnie théâtrale Ultima Chamada (Paris) : assistant mise en scène (Pour un oui ou pour un non, création 2013), chargé de communication et de production internationale. Il a rédigé deux mémoires, l'un sur la violence des spectacles à succès lors des Festivals d'Avignon 2010 à 2012, l'autre sur les adaptations anti-cinématographiques de textes littéraires français tournées par Danièle Huillet et Jean-Marie Straub. Il écrit désormais comme journaliste sur le théâtre contemporain et le cinéma, avec un goût pour faire découvrir des artistes moins connus du grand public. A ce titre, il couvre les festivals de Cannes, d'Avignon, et aussi l'Etrange Festival, les Francophonies en Limousin, l'Arras Film Festival. CONTACT : [email protected] / https://twitter.com/geoffreynabavia

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