Cinema

[Cannes, Un certain regard] « Périclès le Noir », drôle de polar décalé

[Cannes, Un certain regard] « Périclès le Noir », drôle de polar décalé

21 mai 2016 | PAR Geoffrey Nabavian

Ce curieux film de mafia, qui se passe en Belgique, déroule un scénario pas forcément original, qui convainc par moments en raison de ses bizarreries.

[rating=3]

Périclès, la trentaine, vit en Belgique, où il travaille pour la mafia napolitaine. Mais Périclès, très doué sur le plan sexuel, a une fonction bien spéciale : aller « bourrer le c*l » des opposant du grand patron. Un gros coup de sac rempli de petits clous sur leur tête, puis une sodomie, et les voici déjà moins rebelles à l’ordre mafieux. Le reste du temps, Périclès tourne dans des pornos, prend de la drogue… Sa vie lui plaît, il ne lui faut pas grand-chose.

L’idée préliminaire du film – le « métier » de Périclès – impressionne tout d’abord, pour son côté décalé et osé. Las, suite à un meurtre, notre héros va devoir fuir, et le film va quelque peu oublier son ton. Il n’empêche que les touches d’humour, bien spéciales, l’interprétation sans faute de Riccardo Scamarcio, une étonnante Marina Foïs, qu’on retrouve ici en boulangère, et la belle musique de Peter von Poehl donnent du relief à ce curieux petit polar. En des moments bien précis, bien précieux.

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Visuels : © Buena Onda Limited

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Geoffrey Nabavian
Parallèlement à ses études littéraires : prépa Lettres (hypokhâgne et khâgne) / Master 2 de Littératures françaises à Paris IV-Sorbonne, avec Mention Bien, Geoffrey Nabavian a suivi des formations dans la culture et l’art. Quatre ans de formation de comédien (Conservatoires, Cours Florent, stages avec Célie Pauthe, François Verret, Stanislas Nordey, Sandrine Lanno) ; stage avec Geneviève Dichamp et le Théâtre A. Dumas de Saint-Germain (rédacteur, aide programmation et relations extérieures) ; stage avec la compagnie théâtrale Ultima Chamada (Paris) : assistant mise en scène (Pour un oui ou pour un non, création 2013), chargé de communication et de production internationale. Il a rédigé deux mémoires, l'un sur la violence des spectacles à succès lors des Festivals d'Avignon 2010 à 2012, l'autre sur les adaptations anti-cinématographiques de textes littéraires français tournées par Danièle Huillet et Jean-Marie Straub. Il écrit désormais comme journaliste sur le théâtre contemporain et le cinéma, avec un goût pour faire découvrir des artistes moins connus du grand public. A ce titre, il couvre les festivals de Cannes, d'Avignon, et aussi l'Etrange Festival, les Francophonies en Limousin, l'Arras Film Festival. CONTACT : [email protected] / https://twitter.com/geoffreynabavia

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