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Bonjour Tristesse : l’adaptation de Preminger à nouveau en salles le 2 novembre

Bonjour Tristesse : l’adaptation de Preminger à nouveau en salles le 2 novembre

28 septembre 2011 | PAR Yaël Hirsch

Sorti à peine 4 ans après le roman mythique de Françoise Sagan, le film d’Otto Preminger est une fidèle adaptation de « Bonjour Tritesse ». Avec la seule et unique Cécile possible : Jean Seberg, David Niven dans le rôle du père, Deborah Kerr dans le rôle de la belle-mère envahissante, et même Juliette Greco en ouverture dans l’interprétation du titre original composé par Georges Auric.

A 17 ans, la jeune Cécile (Jean Seberg) entretient une relation fusionnelle et complice avec son tombeur de père (David Niven). Copinant avec ses maîtresse farfelues comme  la blonde Elsa (Mylène Demongeot), elle descend avec lui dans le sud de la France tous les étés pour y faire la fête. Ni les révisions  d’examens, ni les chagrins d’amour, ne sont au programme. Jusqu’au jour où la meilleure amie de la défunte mère de Cécile, la respectable Anne (Deborah Kerr) débarque et se met à agréablement organiser leur vie. Sous le charme de cette femme d’exception, le père de Cécile abandonne Elsa pour épouser Anne; ayant peur de tomber sous l’autorité d’une belle-mère trop rigide, la vive Cécile met en place une opération pour séparer son père de sa nouvelle fiancée. Un tour de force qui pourrait bien sonner le tocsin de l’innocence.

Respectant le roman de Françoise Sagan dans sa structure et sa narration en voix off, le bijou de Preminger présente la mélancolie d’après la chute en noir et blanc et les vives couleurs des dunes tropéziennes des derniers temps de l’innocence en couleur. Avec un casting éblouissant (qui d’autre que Jean Seberg pour interpréter Cécile? David Niven est comme d’habitude parfait et Deborah Kerr toujours aussi belle que glaçante), et des images qui semblent avoir conservé  tel quel l’air  du temps de la fin des années 1950, ‘Bonjour Tristesse » fait presque oublier sa traduction anglaise du précieux texte de Sagan. Tout est parfait. Peut-être trop pour que se glissent les aspérités nécessaires à ce que le film nous touche, comme le roman de Sagan sait si bien le faire. A voir, pour le plaisir de se replonger dans cet univers Sagan si loyalement adapté, et aussi pour admirer la maîtrise de Preminger.

Bonjour Tristesse de Otto Preminger, avec Jean Seberg, David Niven, Deborah Kerr, Mylène Demongeot, d’après le roman de Françoaise Saga, scénario : Arthur Laurents, musique : Georges Auric, USA, 1958, 1h34. Sortie en salles le 2 novembre 2011.

Note : Le roman de François Sagan est disponible chez Pocket.

Infos pratiques

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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