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[BERLINALE] Le film chinois « One second » de Zhang Yimou déprogrammé de la compétition

[BERLINALE] Le film chinois « One second » de Zhang Yimou déprogrammé de la compétition

13 février 2019 | PAR Samuel Petit

Le service de presse du festival allemand du film a annoncé hier, 11 Janvier 2019, qu’en raison de problèmes techniques survenus lors de la post-production du nouveau film de réalisateur chinois, Zhang Yimou, ce dernier ne pourra être présenté vendredi 15 Janvier.Les films en compétition passe ainsi de 17 à 16. C’est son film Hero, présenté en 2003 dans ce même festival qu’il saura projeté à sa place.

Zhang Yimou est un réalisateur que l’on pourrait qualifier d’habitué à Berlin : en 1988, son film Le Sorgho Rouge fût récompensé par l’Ours d’or à Berlin. Puisant dans sa propre biographie, le réalisateur a pour habitude de planter le décor de ses films au cours de la Révolution culturelle (1966-1976), à l’instar du film déprogrammé qui narrait l’histoire d’un prisonnier qui s’échappe de son camp de travail.

Sans plus d’explication, un autre film chinois dans une autre section fût également déprogrammé la semaine dernière. Il s’agissait de Better Days (Shao nian de ni) de Derek Kwok-cheung Tsang, sur les tourments de la jeunesse du pays. Si les communiqués de presse ne laissent rien paraître de politique dans ce surprenant coup de théâtre, l’ombre de la censure plane sans doute dans nombre d’esprits. Il ne fait aucun doute que les oeuvres d’art sont soumises à un regard et un contrôle stricts de la part des autorités de leur pays d’origine, et ce, comme le dénonce un grand nombre d’ONGs, plus encore depuis l’arrivée au pouvoir de Xi Jinping en 2012. Ainsi, la Chine a adopté en 2016 une loi encadrant la production cinématographique nationale, interdisant les contenus jugés nuisibles à «la dignité, l’honneur et les intérêts» du pays. En 2017, le film chinois Have a nice day de Liu Jian en compétition à la Berlinale, avait été déprogrammé du Festival du film d’animation d’Annecy quelques mois plus tard, en raison du refus des autorités chinoises de lui accorder une autorisation de sortie.

Deux films de réalisateurs chinois demeurent dès lors cette année en compétition : Di jiu tian chang (So Long, My Son) de Wang Xiaoshuai et Öndög de Wang Quan’an, tourné et produit en Mongolie.

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Samuel Petit

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