A l'affiche
L’Hypnotiseur, une bonne adaptation du polar de Lars Kepler

L’Hypnotiseur, une bonne adaptation du polar de Lars Kepler

06 mai 2013 | PAR Olivia Leboyer

Dans la veine de Millenium, un polar suédois à succès porté à l’écran. L’interprétation est parfaite. Sortie le 8 mai 2013.

Avec L’Hypnotiseur (2009), Lars Kepler (pseudonyme du couple d’écrivains Alexander et Alexandra Ahndoril) a créé l’inspecteur Joona Linna, célibataire séduisant, réfléchi et mélancolique (que l’on retrouve dans Le Pacte et Incurables, toujours chez Actes Sud). Avec son regard clair et droit, sa réserve, Tobias Zilliacus l’incarne à merveille.

Le film s’ouvre sur le massacre, très impressionnant, d’une famille. Seul le jeune garçon, entre la vie et la mort, en a réchappé. Son témoignage est évidemment crucial. Aussi Joona Linna fait-il appel à Eric Maria Bark, un pyschiatre qui a le don d’hypnotiser. Mais cette méthode n’est pas sans conséquences, et Eric est réticent à y recourir. Face à l’urgence de la situation, il cède.

Cet hypnotiseur n’a rien du mage aux yeux fous : Eric Maria Bark est juste un type fatigué, déprimé, qui se bourre de pilules pour dormir et pour oublier ses problèmes conjugaux. Avec sa femme, Simone, les choses ne sont pas simples depuis qu’il l’a trompée, deux ans auparavant. Paradoxalement, Eric entre facilement en contact avec ses patients hypnotisés, alors qu’il peine à communiquer normalement avec ses proches.

Dans ce polar efficace et nerveux, ce sont pourtant les scènes intimes qui retiennent l’attention. L’intrigue est bien ficelée, mais nous sommes plus touchés par la relation entre Eric et sa femme Simone (magnifique Lena Olin), ou par la solitude de Joona, que par le sort de la famille décimée.

L’Hypnotiseur, de Lasse Hallström, 2h02, avec Mikael Persbrandt, Lena Olin, Tobias Zilliacus. Sortie le 8 mai 2013.

Mettez votre prénom en bouteille avec Coca Cola
D’une femme l’autre : un beau roman de Van Cauwelaert
Olivia Leboyer
Docteure en sciences-politiques, titulaire d’un DEA de littérature à la Sorbonne  et enseignante à sciences-po Paris, Olivia écrit principalement sur le cinéma et sur la gastronomie. Elle est l'auteure de "Élite et libéralisme", paru en 2012 chez CNRS éditions.

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.


Soutenez Toute La Culture