A l'affiche
Festival de Sarlat: la Salamandre pour « Adieu Monsieur Haffmann » et le palmarès

Festival de Sarlat: la Salamandre pour « Adieu Monsieur Haffmann » et le palmarès

13 novembre 2021 | PAR Olivia Leboyer
sarlat nuit

Le Festival de Sarlat fête cet automne sa 30e édition. Convivial, ouvert sur le monde, l’événement a pour spécificité d’initier les jeunes à l’univers du cinéma. Une vocation pleine de sens. Voici le palmarès de cette édition 2021.

Trois grandes séries de prix : les lycéens, les jeunes – venus de toute la France – et le public de la ville de Sarlat. Le maire de la ville a souligné à quel point le Périgord accueille de tournages, véritable région de cinéma.

Les lycéens ont concouru, avec des court-métrages, et c’est le lycée Honoré de Balzac de Paris qui a remporté le premier prix avec Chère Psy (9 minutes). Durant le festival, ils ont participé à de nombreux ateliers et conférences, notamment sur Fritz Lang.

Les jeunes, au nombre de sept, ont livré un sketch amusant et très expressif sur la mémoire de ces 30 éditions, confondant allègrement les films et les époques. Quels films ont-ils primés ? Modernes, ils ont décerné les 2 prix d’interprétation « sans distinction de genre« , à deux femmes : Sarah Giraudeau, impressionnante dans Adieu Monsieur Haffmann de Fred Cavayé, et Annamaria Vartolomei pour sa brûlante prestation dans L’événement d’Audrey Diwan. L’actrice s’est dite heureuse et touchée que le film soit compris et aimé par sa génération. Pour le Prix, ils ont choisi Animal de Cyril Dion. Là aussi, pour le message politique, pour le combat écologique.

Les lycéens ont attribué leur prix à Le Test d’Emmanuel Poulain-Arnaud. Le co-scénariste Noé Debré les a remerciés chaleureusement, ravi de voir que, trentenaires, ils ont su saisir l’esprit et l’humour des adolescents.

Et la Salamandre d’or ? Le public de la ville de Sarlat l’a remise à Adieu Monsieur Haffmann de Fred Cavayé, dont l’humanité, la cruauté et le rythme infernal ont fait mouche.

Visuels: photo Olivia Leboyer.©

Akhnaten ou l’Opéra de Nice baigné d’un éclatant soleil américano-égyptien
Sarlat: « Compagnons » Agnès Jaoui dans un film vibrant d’humanisme
Olivia Leboyer
Docteure en sciences-politiques, titulaire d’un DEA de littérature à la Sorbonne  et enseignante à sciences-po Paris, Olivia écrit principalement sur le cinéma et sur la gastronomie. Elle est l'auteure de "Élite et libéralisme", paru en 2012 chez CNRS éditions.

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Soutenez Toute La Culture