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[Critique] du film « Conjuring 2 : le cas Enfield » polar d’épouvante de bonne facture

[Critique] du film « Conjuring 2 : le cas Enfield » polar d’épouvante de bonne facture

02 juillet 2016 | PAR Gilles Herail

La suite de The Conjuring (Conjuring 2, le cas Enfield) retrace une nouvelle enquête des époux Warren (Vera Farmiga et Patrick Wilson) qui vont cette fois-ci combattre un esprit démoniaque ayant pris résidence chez une famille populaire du Nord de Londres.  James Wan réalise un polar d’épouvante efficace, gérant parfaitement sa tension horrifique tout en se permettant de légères touches d’humour et un attachant portrait de couple. Du cinéma pop-corn (chrétien) de bonne facture. Notre critique.

[rating=3]

Extrait du synopsis officiel : Une nouvelle histoire vraie issue des dossiers d’Ed et Lorraine Warren : l’une de leurs enquêtes les plus traumatisantes. Lorraine et Ed Warren se rendent dans le nord de Londres pour venir en aide à une mère qui élève seule ses quatre enfants dans une maison hantée par des esprits maléfiques. Il s’agira d’une de leurs enquêtes paranormales les plus terrifiantes…

 The Conjuring avait rencontré un très large succès en 2013 amassant plus de 300M$ de recettes dans le monde (dont 140 aux Etats-Unis). Conjuring 2, le cas Enfield reprend les mêmes recettes en envoyant les époux Warren enquêter sur une nouvelle affaire paranormale. Une maison hantée du nord de Londres  où un esprit vengeur joue avec les nerfs d’une famille populaire traumatisée par les évènements incompréhensibles qui se déroulent sur leurs yeux. La première heure du film délaisse nos célèbres enquêteurs pour se concentrer sur le calvaire de cette mère célibataire et de ses quatre enfants. Avec un festival de portes qui claquent joyeusement mis-en-scène par James Wan qui déploie tous les éléments attendus, dans la pure tradition du genre. Chaque recoin sombre de la maison réveille nos terreurs nocturnes enfantines, les fauteuils à bascule grincent, les jouets se réveillent, les comptines s’animent, les meubles volent, et la jeune fille possédée pète gentiment son câble.

Assez d’éléments pour motiver la venue des deux envoyés spéciaux de l’Église qui débarquent en Angleterre pour déterminer si l’affaire est ou non un canular. La seconde partie du film suit cette enquête à la recherche de preuves de l’existence d’un esprit démoniaque qui expliquerait le calvaire de cette famille. La relation entre les deux époux, plus complices que jamais, donne un peu d’âme et de saveur à cette investigation  assez classique et son final grand-guignolesque (on reste sceptique sur la solution trouvée pour se débarrasser du méchant esprit…). La propagande chrétienne marche à fond, comme dans beaucoup de films d’horreur américains, et le spectateur devra se coltiner des références religieuses pertinentes (qui peuvent faire sourire au second degré). Conjuring 2 le cas Enfield est 15 minutes trop long mais on boudera difficilement son plaisir devant ce divertissement de qualité qui se permet également quelques touches d’humour bienvenues. Du cinéma d’épouvante très grand public de bonne facture.

Gilles Hérail

The Conjuring 2, le cas Enfield, un film d’horreur américain de James Wan avec Vera Farmiga, Patrick Wilson et Frances O’Connor, durée 2h13, sortie le 29/06/2016

Visuels : © affiche et bande-annonce officielles du film
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Gilles Herail

One thought on “[Critique] du film « Conjuring 2 : le cas Enfield » polar d’épouvante de bonne facture”

Commentaire(s)

  • youg

    Juste excellent !

    juillet 3, 2016 at 0 h 12 min

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