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[Critique] « Delivery Man »: déjà un deuxième remake du très sympathique (et Québécois) Starbuck

[Critique] « Delivery Man »: déjà un deuxième remake du très sympathique (et Québécois) Starbuck

17 janvier 2014 | PAR Gilles Herail

Starbuck  était cette très sympathique comédie québécoise avec l’idée de scénario du siècle pour parler de la famille d’une manière différente. Après le remake français, Fonzy (que nous n’avons pas vu), voici venir l’américain. Qui sortira surement dans une ou deux salles maximum et devrait passer inaperçu après son échec américain. Un film qui ne démérite pas et fascine tant il tente d’américaniser le plus possible le matériau de départ. Synopsis officiel: Un ancien donneur de sperme découvre, des années plus tard, qu’il est le père de centaines d’enfants, dont une partie veut le rencontrer.
[rating=2]

Avec Delivery Man, on sent que le studio a poussé le conformisme à l’extrême, cherchant un phénomène à la Intouchables et un feel good movie universel. Qui sent pourtant trop Hollywood pour toucher au delà des frontières. Prenez un acteur américain relativement inconnu dans nos contrées mais pourtant doué d’un certain talent pour jouer l’homme normal et avec un sens du rythme comique souvent démontré. Mettez le face au pitch et attendez de voir ce qui se passe. En s’assurant minutieusement d’évoquer tous les types de minorités inimaginables (500 personnes, ça laisse de la marge pour que chaque groupe puisse se retrouver). En esquivant systématiquement toute réaction négative ou complexité des personnages. Vince Vaughn qui a toujours échoué partout devient donc cette ange gardien protecteur qui va sauver la vie de l’ensemble de ses enfants en deux temps trois mouvements. On aurait pu apprécier la fable si elle avait une quelconque identité mais n’est pas Amélie Poulain qui veut. On regarde alors sans déplaisir l’accumulation des scénettes, des rencontres avec tous ces enfants. Sans croire un instant au scénario, à l’affaire judiciaire et aux réactions de l’entourage. A sauver cependant, la présence de Chris Pratt dans un rôle pas inintéressant, ce meilleur ami qui voit dans les difficultés de Starbuck la possibilité de briller enfin dans une grande bataille judiciaire. On préférera donc et de loin l’original en espérant la série des remakes s’arrête enfin là!

Gilles Hérail

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