Cinema

4 films d’horreur européens à (re)voir pour Halloween

4 films d’horreur européens à (re)voir pour Halloween

29 octobre 2017 | PAR Sarah Reiffers

Rappelons le, le cinéma serait né avec la peur: lors de la toute première projection, L’arrivée d’un train en gare de la Ciotat des frères Lumières surprit et terrifia les spectateurs au point de les faire quitter leur siège. Pour honorer ces racines (mythiques ou réelles, les avis divergent), et à l’approche d’ Halloween, Toute La Culture vous propose sa sélection de films d’horreur européens – parce que non, le cinéma d’épouvante ne s’arrête pas aux frontières américaines.   

 

L’Eté où j’ai grandi, de Gabriele Salvatores (2005 – Italie)

L’Eté où j’ai grandi est un grand inconnu dans le petit monde du cinéma d’horreur, et c’est bien dommage. Quand le jeune Michele, dix ans, découvre un terrible secret au fond d’un trou, c’est tout son univers qui s’en retrouve chamboulé – et plus particulièrement le regard qu’il porte sur le monde des adultes. Comme son titre l’indique, L’Eté où j’ai grandi est un film sur la perte de l’innocence et le passage à l’âge adulte. Que les premiers plans, un champ immense baigné de soleil, ne vous induisent pas en erreur: la lumière n’est là que pour accentuer, par contraste, l’obscurité morbide qui peut se cacher juste derrière une trappe.

L’Orphelinat, de Juan Antonio Bayona (2007 – Espagne, Mexique)

L’Orphelinat rappelle très fortement le génial Les Autres, chef-d’œuvre d’Alejandro Amenábar qui déjà jouait intelligemment avec la limite entre les morts et les vivants. On y retrouve les mêmes thèmes, de la culpabilité de la mère au secret refoulé – mais ici, l’horreur est poussée un cran plus loin. Que dire, par exemple, de cette partie d’un-deux-trois-soleil jouée avec les morts sinon que l’on ne l’oubliera pas de sitôt? Doté d’un casting impeccable, d’une photographie superbe, d’un scenario bien ficelé, et d’un maître du fantastico-horrifique aux commandes de la production (Guillermo Del Toro), L’Orphelinat est devenu sans aucune surprise l’un des plus grand succès espagnols au box-office.

Morse, de Tomas Alfredson (2008 – Suède)

On ne présente plus Morse, petit bijou signé Tomas Alfredson qui a su hisser son nom au panthéon des films d’épouvante indépendants, délaissant les procédés trop peu originaux d’Hollywood. Morse revisite avec intelligence la figure du vampire, interprété par la jeune Lina Leandersson. Ici, pas de regard ténébreux et de peau extra-blanche qui brille au soleil, mais une petite fille qui hante les rues enneigées de la banlieue de Stockholm en t-shirt et se lie d’amitié avec Oskar, jeune adolescent fragile et martyrisé par les garçons de sa classe. Respirez un grand coup: l’ambiance paranoïaque et étouffante de Morse ne vous en laissera guère l’occasion.

 

The Woman in Black, de James Watkins (2012, UK)

Alors oui, cette cinquième adaptation du roman de Susan Hill tombe dans le piège, bien trop fréquent dans le cinéma d’épouvante, du « déjà vu » – mais elle y tombe merveilleusement bien. Comme souvent les portes claquent et les fantômes sont entraperçus à travers le trou d’une serrure, mais le tout est terrifiant, et souvent très beau. The Woman in Black peut également se vanter d’une très bonne BO signée Marco Beltrami, un luxe que peut de films d’horreur on l’habitude de se payer.

Visuel: ©Flickr

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