Arts
Romantique Hugo Pratt à la Pinacothèque

Romantique Hugo Pratt à la Pinacothèque

16 mars 2011 | PAR Amelie Blaustein Niddam

La Pinacothèque, couac mexicain oblige, présente en avance une belle exposition sur le dessinateur ,que l’on découvre ici peintre, Hugo Pratt , papa du célèbre marin romantique Colto Maltèse. On y découvre un artiste proche de son héros, amoureux des femmes.

Le parcours se veut thématique, on se promène parmi les dessins au crayon, à l’encre de chine et à l’aquarelle d’Hugo Pratt. Bien sûr, son héros se taille la part du Lion. Les îles et les océans, les indiens, les militaires, les femmes, le désert et les villes sont autant d’occasions de prouver que la bande dessinée, loin d’être un art mineur est une performance d’artiste où les qualités de peintres côtoient celles de romancier. La saga de Pratt en est le parfait exemple.

Celui qui a appris « à dessiner en Éthiopie et écrire en Argentine » offre une réflexion sur le trait, s’attachant à l’aquarelle comme une vivacité idéale pour représenter  la mer . Les thèmes présentés illustrent autant la vie de Pratt que celle de son héros. Le dessinateur a voyagé, beaucoup. Né en Italie , il est enrôlé par son père à 14 ans dans la colonie italienne en Absynie. Il y côtoie les uniformes . A la mort de son père , en 1943, il se fait enrôler dans l’armée néo-zelandaise. Il ne cessera de voyager jusqu’à sa mort en 1995, en Suisse.

cette exposition, la première depuis celle de 1986 au Grand Palais  présente des œuvres inconnues du grand public mettant en avant l’immense talent d’aquarelliste d’Hugo Pratt. 150 aquarelle sont ainsi montrées au public. Elles sont sensibles et fortes dans le même temps  à l’image d’Occidente, montrant le marin assis dans un jardin face à un chat et un oiseau, le vent semble se lever, la tristesse monte. Sublime. Également, les fous de bandes dessinées tomberont d’inanition devant la salle dédiée et recouverte des planches de la mythique Ballade de la mer salée.

Si Hugo Pratt est vu comme l’inventeur de la bande dessinée littéraire, ici, c’est le peintre que l’on découvre avec joie.

(c) 1984 Cong SA »Corto Maltese-Occidente »

(c)1979 Cong SA  » Corto Maltese-Fable de Venise »

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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