Arts
Les masques de jade mayas

Les masques de jade mayas

25 janvier 2012 | PAR Sandrine et Igor Weislinger

Cette exposition est unique en son genre. il s’agit des découvertes archéologiques les plus importantes de cette décennie réalisées au Mexique, que ce pays prête exceptionnellement à la France le temps de cette exposition. Une présentation qui fait rêver puisqu’elle nous permet d’en savoir plus sur les mystérieuses cités mayas, ces dernières ayant fasciné tout autant les européens depuis les récits de voyage que les conquistadors espagnols ont rapporté que les cités incas. S’il n’est pas question ici de « mystérieuses cités d’or », ce sont pourtant de splendides vestiges de temples et de palais disséminés à travers tout le Mexique qui s’offrent à nos yeux éblouis par le biais de photographies projetées. Ces dernières nous permettent de mieux comprendre les sculptures et les différents objets de la vie domestique qui sont exposés devant nous. Nous sommes sidérés par la splendeur des motifs, la minutie et la finesse avec lesquelles ils ont été réalisés. Nous découvrons des bas -reliefs, des sculptures qui décoraient des temples, des plats, des bijoux et des ornements funéraires.

 

La richesse de la culture maya, son raffinement semblent liés à l’importance qu’ils attachaient à la religion, ils consacraient d’immenses temples aux divinités, il faut dire qu’ils comptaient sur ces dernières pour leur apporter la pluie et la prospérité dans les récoltes, au point que les dirigeants des différentes cités déformaient leur visage pour les faire ressembler à des épis de mais. Mais ce sont également de talentueux artisans et un peuple soucieux d’une qualité de vie et de garder mémoire de son vécu ainsi que nous nous en rendons compte en voyant une aiguille en os finement sculptée, des plats soigneusement décorés ou encore des parures funéraires brodées de coquillages et de perles de jade. Le jade, c’est en quelque sorte l’or des mayas. Il est l’apanage des plus grands, il symbolise l’espoir, la pureté et la beauté absolue. Nous découvrons pour la première fois reconstituées ici le contenu de sept tombes funéraires de dirigeants mayas. Elles mettent en évidence l’importance chez ce peuple du processus funéraire et leur espoir de vivre une vie au delà de la mort dans laquelle ils emmènent leurs biens personnels. Découvrir ces pièces qui datent de l’an 250 à l’an 900 de notre ère est une chance exceptionnelle.

En prolongement de l’exposition, à découvrir à la boutique de la Pinacothèque, le superbe catalogue qui reproduit ces très beaux masques.

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Sandrine et Igor Weislinger

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