Arts
Le Musée des Beaux Arts de Lyon s’offre une souscription réussie

Le Musée des Beaux Arts de Lyon s’offre une souscription réussie

25 décembre 2012 | PAR Amelie Blaustein Niddam

C’est un tableau d’Ingres que vient de s’offrir le Musée des Beaux Arts de Lyon. Elle est où l’info ? Et bien, c’est par un biais vintage et efficace que l’achat s’est fait : une souscription.

Le tableau est « L’Arétin et l’envoyé de Charles Quint ». Il a pu être acheté  grâce à une souscription publique de 80.000 euros ayant réuni 1536 donateurs depuis le 15 septembre. 

Qu’un musée lance un appel est classique, le Louvre le fait régulièrement, par exemple, en novembre 2011, il lançait un appel à souscription pour acheter « Les Trois Grâces » de Lucas Cranach. Seulement 7000 donateurs ont permis de réunir un million d’euros en un mois seulement, la somme nécessaire à l’acquisition du chef d’oeuvre.

Mais pour le musée lyonnais c’est une belle première et une totale réussite.Le tableau était en vente

Cette oeuvre d’Ingres, peinte en 1848 était  en vente au prix de 750 000 €. La souscription etait ouverte pour un montant de 80 000 €. La somme restante a été financée par la Ville de Lyon, les entreprises du Club du Musée Saint-Pierre, les particuliers membres du Cercle Poussin et le FRAM (Ministère de la Culture-DRAC, Région Rhône-Alpes).

L’appel précisait les qualités du tableau : « L’Arétin et l’envoyé de Charles Quint illustre un épisode, plus ou moins légendaire, de la vie de Pietro Aretino (1492-1556) dit l’Arétin, célèbre écrivain italien de la Renaissance. Installé à Venise, il s’affirme comme un esprit libre et brillant, n’hésitant pas à critiquer rois et puissants. L’empereur Charles Quint lui envoie ici l’un de ses messagers pour qu’il lui remette une chaîne en or afin d’acheter sa complaisance. Avec insolence, le poète la refuse en répliquant que « c’est là un bien mince cadeau pour une si grande sottise ». Outré par cette injure, l’envoyé impérial porte sa main à la garde de son épée. À l’arrière-plan, deux femmes nues observent la scène. »

L’acheter était pour le musée une chance de « de compléter l’ensemble de peintures du XIXe siècle » qu’il possède déjà.

En temps de crise, voici un joli exemple de co-financement participatif, vieux comme le monde mais efficace.

Visuel : « L’Arétin et l’envoyé de Charles Quint » (c) MBA

Décès du dessinateur de mangas Keiji Nakazawa
[Chronique] « Django Unchained » ou le retour du maître
Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

One thought on “Le Musée des Beaux Arts de Lyon s’offre une souscription réussie”

Commentaire(s)

    Publier un commentaire

    Votre adresse email ne sera pas publiée.

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *