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Rencontre avec Marielle Chabal, Grégory Chatonsky et Léonard Martin, les trois lauréats des Audi Talents

Rencontre avec Marielle Chabal, Grégory Chatonsky et Léonard Martin, les trois lauréats des Audi Talents

16 avril 2019 | PAR Yaël Hirsch

Ce mardi 16 avril, à l’hôtel national des Arts et Métiers, les trois lauréats du prix Audi Talents parlaient à la presse du « work in progress » qu’il présenteront achevé grâce aux moyens et au suivi du prix au Palais de Tokyo du 21 juin au 14 juillet 2019. Sous le commissariat de Gaël Charbau leur exposition « alt+R Alternative Réalité » met en avant l’imaginaire de l’artiste comme source de pluralisme d’interprétations en temps de disruption et de fake news.

C’est un jury indépendant constitué de la directrice de Maison Rouge, Paula Aisemberg, du musicien Christophe Chassol, de la directrice de la programmation arts performatifs au Palais de Tokyo Vittoria Matarrese et du designer Felipe Ribon qui a donné leurs prix aux trois lauréats de cette édition 2018-2019 des Audi Talents.

A peine trentenaire, parisienne de naissance, grande voyageuse et passée par la Villa Arson, Marielle Chabal est une artiste de narration, qui propose avec « Chabal Qabar » une étape de son projet de long cours, Al Qamar : un film sur fond vert qui suit une communauté sur une base militaire israélienne aux alentours de Jéricho.

L’installation de Grégory Chatonsky « Terre Seconde » est évolutive et met en avant la question de la ressemblance et la question du cogito par la machine. Le paradoxe, explique-t-il est qu’anthropologiquement, il est plus facile à appréhender qu’une machine se trompe, plutôt qu’un humain. L’artiste également docteur en philosophie et chargé de programme à Normale Sup’ parle de son oeuvre comme « Un monument à l’humanité disparue » et se présente comme un « nihiliste constructif ».

La proposition de Léonard Martin, jeune lauréat de la Villa Médicis, « Le rêve de Paul » reprend La Bataille de San Romano de Paolo Ucello (16e s) en posant la question de l’automate. « Ucello, c’est une scène primitive du cinéma en tout cas c’est un tableau qui appelle le mouvement ». L’artiste dit aimer travailler dans la référence : « J’ai besoin de dialoguer avec des gens qui sont passés par là » et va faire voler ses marionnettes dans les rues de Florence le 4 mai avant de les proposer au Palais de Tokyo. La proposition est évidemment aussi politique : « Les marionnettes géantes, ça appelle la foule et permet de faire le lien entre culture savante et populaire ». 

 

Trois univers qui connectent sur le rapport de l’imaginaire au réel, à retrouver au Palais de Tokyo cet été. 

Visuel : ©YH

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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