Architecture

La Force de L’art 02

24 avril 2009 | PAR Vanessa

La deuxième édition de la triennale, La Force de l’art 02, inaugurée par Christine Albanel, ministre de la culture et de la communication, est consacrée à la scène française de l’art contemporain, sans distinction de génération, de genre ou de nationalité. La Force de l’art 02 se tient du 24 avril au 1er juin au Grand Palais à Paris ainsi que dans d’autres lieux prestigieux.

Accueillir tous les publics

La Force de L’art invente un nouveau mode d’accès, plus large et plus ouvert, aux manifestations de l’art d’aujourd’hui en France. Le concept est d’initier le public, mieux comprendre les enjeux de l’art contemporain et les questions qu’il se pose sur la société actuelle.

Afin de faciliter le contact d’un plus large public, y compris des plus jeunes, avec la création contemporaine. Les tarifs de l’exposition sont très accessibles : 6 euros et le tarif réduit à 4 euros.

Quatre rendez vous

Sous la nef du Grand Palais, l’architecte Philippe Rahm crée la « géologie blanche », un univers ressemblant à un espace déambulatoire, un paysage complètement blanc. Il explique ainsi son œuvre : « Plus qu’un projet architectural, nous proposons un processus géologique généré par la force des œuvres d’art elles mêmes. Notre projet met en place un processus : d’abord un parallélogramme de 160 mètres de long par 25 mètres de large et d’une certaine épaisseur,… reprennent un langage géologique de formation du paysage par mouvements tectoniques, déformations, pressions et dépressions, plissements. Mais nul naturalisme ici : ce sont des forces abstraites qui sont à l’origine des mouvements et des déformations plastiques de ce territoire, celles des œuvres d’art elles-mêmes. »

Généalogie blanche

La Force de l’Art se déploie également hors des murs du grand palais, elle investit d’autres lieux symboliques de la capitale parisienne (la Tour Eiffel, le musée Grévin, le Palais de la découverte, L’église Saint Eustache et le musée du Louvre) par une série d’interventions inattendues et parfois surprenantes.

Au Grand Palais, des artistes invités se relayeront pour une dizaine de soirées organisées sous la forme d’ un festival d’événements et de performances.

Enfin, l’existence de la Force de L’Art se fera sur tout le territoire français au travers de nombreuses expositions, de manifestations, débats, conférences, rencontres, festivals,… Retrouvez le calendrier au complet sur le site de la Force de l’Art 02.

Vanessa

La Force de l’art La Nef du Grand Palais, Jusqu’au 1er juin 2009 Ouvert tout les jours, sauf le mardi. Le lundi et le mercredi de 10h à 19h et du jeudi au dimanche de 10h à 23h. Plein tarif 6 euros – Tarif réduit 4 euros – Accès gratuit pour les moins de 13 ans – Pass permanent 10 euros. Téléphone : 01 44 13 17 17 Entrée public: Avenue Winston-Churchill  75 008 Paris, Métro (lignes 1, 9, 13) : Franklin  Roosvelt ou Champs-Elysées Clémenceau, Bus (28, 32, 42, 72, 73, 80, 83, 93).

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Vanessa

4 réflexions au sujet de « La Force de L’art 02 »

Commentaire(s)

    • Vanessa

      Merci beaucoup! Tes photos sont géniales! J’adore le concept.

      mai 5, 2009 at 21 h 17 min
  • Jane

    Sympa la bande annonce de l’expo !

    mai 3, 2009 at 22 h 03 min
  • L’art contemporain français est-il une « cosa mentale » ?

    La Force de l’art 02 (L.F.D.A.02) a ouvert ses portes le 24 avril pendant les vacances scolaires de printemps de la zone C (Paris et sa région). Cela est-il un choix stratégique de la part des organisateurs afin d’attirer la future génération d’artistes et de les convaincre de l’intérêt d’une pratique artistique contemporaine ?
    Toujours est-il que cette 2e édition de la Force de l’art est profondément décevante, voire irritante, par la pauvreté et la prétention du propos.
    Le premier effet une fois entré sous la verrière du Grand Palais est de découvrir l’espace vide qui entoure la « Géologie blanche », dispositif d’exposition dont on ne sait par quelle entrée l’aborder. Une armée de médiateurs assistés d’autant de gardes de sécurité habitent comme ils peuvent les centaines de mètres carrés inutilisés. Le café/bar/restaurant expose telle une installation, une quantité impressionnante de tables et de chaises vides (c’était un jeudi après-midi).

    Chaussons nos lunettes de soleil et pénétrons donc dans ce labyrinthe aveuglant de lumière afin d’y découvrir les trésors qui s’y cachent. Un simulateur de vol est présenté par Fabien Giraud et Raphaël Siboni. Un Döner kebab géant constitué de photographies empilées les unes sur les autres et invitant les visiteurs à en couper une tranche est l’œuvre de Wang Du. Butz&Fouque nous présentent quant à eux une série de photos de jeunes filles coquines quelque peu déshabillées. Virginie Yassef a reproduit à l’échelle réelle les traces laissées par les griffes d’un dinosaure sur un immense mur de béton peint en vert. Anita Molinero nous propose un bouquet de poubelles rouges déformées par la chaleur (le feu) et pendues au plafond dans un espace impeccablement blanc nous faisant oublier que nous sommes au Grand Palais en recréant l’espace d’une galerie d’art contemporain. Et finalement, Le Gentil Garçon (oui, c’est son nom d’artiste), nous invite à pénétrer à l’intérieur d’un flocon de neige géant habité par un bonhomme de neige au nez de carotte…

    Heureusement, certaines œuvres moins spectaculaires dans leur mise en scène viennent rassurer le visiteur en quête d’un peu de gravité et de densité ; il remarquera en particulier le travail de Véronique Aubouy autour de « La recherche » de Proust, vidéo de plus de 80 heures nous présentant une succession de personnes invitées à lire, chacune dans un environnement spécifique, quelques pages de l’œuvre de Proust.

    L’impression générale au sortir de l’espace d’exposition relève d’une profonde frustration de voir ainsi l’art contemporain français associé officiellement à tant de superficialité. Faut-il donc que l’art contemporain se conjugue à divertissement pour pouvoir justifier d’un tel événement et de l’investissement de fonds publics ?
    Même Daniel Buren semble n’avoir été que peu motivé dans son intervention in situ alors qu’Orlan a été claire en choisissant de s’exposer (en cire) au musée Grévin aux côtés de stars françaises telles Johnny et Zidane…

    mai 11, 2009 at 17 h 08 min

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