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Interview: Être un homme

Interview: Être un homme

22 janvier 2011 | PAR Bérénice Clerc

En ce début d’année 2011, dans la société française actuelle, comment pourrions-nous définir ce qu’est un homme ? Chacun pourra selon son propre vécu le décrire tantôt comme un mythe, un pilier, un père, un frère, un modèle, un lâche, un looseur, un trop puissant, un moins que rien, un héro ou que sais-je encore !

Mais en France, peut-on choisir d’être un homme ?

Même si on est né Fille ?

Bradley et Giovan ont accepté de nous raconter leur histoire.

Vous ne le savez peut-être pas, ou vous en aviez vaguement entendu parlé, mais certains êtres humains naissent fille, deviennent petite fille puis femme, mais dès le plus jeune âge ne se sente pas à leur place dans ce corps aux seins qui poussent, aux règles mensuelles et aux codes de féminité à respecter selon l’entourage, les médias, l’éducation et la société.

Les souffrances commencent alors. Que dire ? Serais-je un garçon ? Mais alors pourquoi ce corps non adapté à ce qui se vie à l’intérieur ? Comment faire pour se sentir mieux ?

Tenter de faire pipi debout ? S’habiller comme un garçon ? Tomber amoureuse des petites filles ? Pendant l’enfance cela est possible, personne ne dit rien, pour la famille, pour les autres cela est un jeu, cela va passer. Mais cela ne passe pas, l’arrivée des règles et des seins sont une torture, l’adolescence et son lot de souffrances, décuplé au centuple est un fardeau, la vie de femme, le regard des autres, le poids de l’amour familiale peut alors peser de plus en plus lourd sur des épaules déjà fragilisées par le doute. Il faut tenir, choisir de se donner l’apparence d’un homme ou se transformer en parfaite petite femme pour plaire à sa famille, mais souffrir encore plus face à ce miroir traitre aux reflets falsifiés.

Un reportage, une affiche, un livre, une rencontre, le mot trans va apparaître, souvent flou d’abord, puis très net, très fort comme une révélation, une confirmation, une acceptation de soi.

Il faut maintenant choisir d’être un homme, assumé d’être heureux face à ses parents, ses amis, son amour et face à la société.

La libération est annoncée, les problèmes sont hélas loin d’être terminés.

La France, pays des droits de l’Homme où Liberté Egalité Fraternité résonne, ne permet pas l’existence des trans.

Un parcours du combattant leur est alors demandé, comme si cela avait à voir avec la maladie mentale ou le « caprice » d’un moment, hypothétiquement regrettable quelques années plus tard…

Deux ans minimum d’études psychiatriques et endocrinologiques sont demandées pour espérer un début de parcours, une mammectomie ou une « réassignation », deux années de souffrances supplémentaires, psychologiques et physiques. Être étudié comme une bête curieuse, remplir des statistiques, répondre à des questions sordides et extrêmement intimes voir sexuelles, voilà ce que nous offrons aux trans.

Chaque personne a bien évidemment le droit de demander l’aide d’un psy si elle en ressent le besoin, un échange fait beaucoup de bien et le soutien n’est pas toujours au rendez-vous familial ou amical.

Mais ne sommes-nous pas libre d’être ce que nous sommes ? La société doit-elle avoir un regard, une validation sur tout ?

Après ce passage sous le scanner médical, l’endocrinologue prescrit des hormones, les piqûres de testostérone peuvent commencer, il faut du temps pour se  réapproprier ce nouveau corps, jongler avec ses émotions, ses changements de caractère, de voix, se retrouver face aux cicatrices, traces de seins ayant existés.

Tout le monde vous appelle monsieur, pas de doute possible avec la barbe, la moustache, les muscles et les vêtements.

Mais aux yeux de la loi qui êtes-vous ?

C’est en cela que réside le plus grand scandale en France, le plus mauvais traitement infligé aux trans.

Pour être un homme, vivre comme un homme, avoir une carte d’identité avec un prénom d’homme et correspondre à son apparence, il faut être stérilisé.

Oui vous avez bien lu, si vous portez un utérus à l’intérieur vous ne pouvez pas être un homme, vous n’avez donc pas le droit d’exister.

Car il s’agit bien de cela, pour travailler, à la sécurité sociale, à la mairie, lors d’un entretien d’embauche, dans un aéroport, lors d’un contrôle de police il vous faut des papiers. Imaginez l’humiliation permanente quand au milieu d’une salle d’attente votre rendez-vous appelle Delphine quand depuis quelques mois ou années vous êtes Sébastien et que vous avez tout d’un homme…Il faut en permanence livrer son intimité en pâture et dire être un trans ou même montrer ses cicatrices pour prouver lors d’un passage de frontière que malgré votre costume cravate, vos muscles, votre voix de stentor et votre barbe, vous étiez bien cette fameuse Delphine sur le passeport…

Pourquoi devoir encore souffrir dans son propre corps et se faire enlever l’utérus pour changer de prénom et de lettre « sexe » sur le passeport ?

Comment peut-on accepter une telle discrimination ?

La lettre T pour trans ne serait déjà t-elle pas une avancée respectueuse et évidente ?

La différence ne peut-elle pas exister en France ?

Un corps masculin ne peut il pas porter un enfant ? Est ce l’ultime tabou ?

Chaque TransBoy a un parcours différent, n’oublions pas les hommes trans, femmes sublimes avec un parcours et un quotidien tout aussi compliqué en France.

Chaque être humain est unique, le bonheur doit être accessible à tous, personne ne doit souffrir de sa différence.

Découvrez l’interview croisée de Giovan, en début de transition et de Bradley Fayki, transboy, militant et réalisateur d’un reportage sur les Transboys et leur existance dans le monde. Transworld, à voir absolument pour mieux comprendre les réalités.

Maintenant, nous ne pourrons plus dire que nous ne savions pas.

Pour vous qu’est-ce qu’un homme ?

Giovan :

 

Un homme représente la virilité, la force, le courage, le pilier la protection de la famille.

 

Bradley :

 

Je sais ce qu’est un homme Trans.

Un homme trans, c ‘est avant tout un état d‘être un ressenti.

Il y a l’homme physique donc la masculinité, je me sens masculin pour ma part l’homme doit être

protecteur envers chacun, je le suis.

Il y a l’homme social, un homme qui ne doit pas s’

imposer par  sa masculinité sur la femme, mais être sur le même pied d’égalité.

Un homme se doit d‘être responsable, de ses actes  de ses dires et de ses pensées.

Quand avez-vous pensé pour la première fois que vous étiez un garçon ?

Giovan :

Le doute sur mon identité est survenu très tôt et pour être précis, je ne me suis jamais senti fille, je me suis toujours identifié à mes camarades, j’étais le chef de bande, le bagarreur…

Etant très jeune, j’ai très souvent essayé comme mes copains de faire pipi debout et à l’époque du collège il m’ arrivait de prétendre être un garçon si une nouvelle élève arrivait dans l’ établissement.

Bradley :

Je pense depuis toujours, autour de 5 ans alors que j’ai une jumelle dizygote déjà là ma famille me disais que j‘étais le petit garçon.

Ensuite cela et revenu plusieurs fois dans ma vie, je vivais dans le secret, seul dans ma tête, je n’avais pas le droit de m‘assumer tel que je me ressentais.

A l’âge de 10 ans j’étais avec ma famille, j’ai vu un reportage à la télévision sur un transboy qui était allé en Belgique faire une phalloplastie  complètement ratée (heureusement maintenant la chirurgie à changer ). Ca ma beaucoup marqué, c’était la 1ère fois que je voyais un transboy et là je me suis dit c’est cela que je suis : un homme trans.

Quelles ont été vos difficultés ?

Giovan :

La première difficulté qui m’a véritablement fait souffrir, est le changement physique infligé par la puberté. Le développement de la poitrine et sans doute le pire, les règles.

J’ai rencontré ensuite durant ma vie d’autres situations plus ou moins pénibles comme avec l’administration où à un simple rdv, cela devient une situation très gênante, on t’ appelle par ton nom de naissance et lorsque tu réponds oui, la personne te regarde comme une chose étrange… ton prénom ne correspond pas à ton apparence….

Bradley :

Mes difficultés ont été d’ordre familial, pour le moment, mes parents réagissent de manière « paradoxale », mon père continue à me parler au féminin, mais il accepte que je vienne le voir avec de la barbe.

Ma sœur aînée commence à accepter mais pas complètement, elle me demande de me raser avant de venir la voir. Ma jumelle accepte mieux à ce jour,

ma mère n’accepte pas encore, cela prend du temps mais je reste persuadé qu’elle va finir par m’accepter car elle veux mon bonheur.

Quand et comment avez-vous fait le choix de la transition ?

Giovan :

Moi, je me suis décidé très tard. En faite je ne dirais pas que je me suis décidé tard, je dirais plutôt que je n’ai pas eu le courage d’affronter mon entourage avant, par peur d être rejeté ….

Grâce à une femme qui a partagé ma vie pendant 6 mois. Elle a de suite compris mon mal être, que je m’efforçais de cacher depuis toujours.

Elle m’a fait me sentir assez fort pour faire face et pour enfin vivre pour moi et pas pour préserver mon entourage.

C’est une chose importante pour une personne en transition d’être accompagnée, soutenue et surtout comprise. Malheureusement c’est une situation qui peut effrayer, nous sommes d’ailleurs plus ensemble à ce jour en partie à cause de cela.

La transition est à ce jour inévitable et surtout essentiel pour que je sois enfin heureux et épanoui et surtout avec un corps qui me ressemble. Un corps qui est enfin le mien….

Bradley :

J‘ai fait le choix il y a trois ans car je me sentais

très mal dans ma peau, je n’arrivais pas à avoir des relations vraies et honnêtes, j‘avais besoin d’être en accord avec moi-même pour commencer à aimer .

J‘avais depuis toujours joué la femme sans l’être pour faire plaisir à ma famille.

Je n‘étais pas en accord avec mon état identitaire, ce que je ressentais au fond de moi donc j’ai craqué et j’ ai avoué mon secret à la copine de l’époque .

Quelles ont été les réactions de votre entourage ?

Giovan :

Sans doute, à mes yeux, l’obstacle le plus difficile à franchir. Malgré mes craintes, les réactions ont dépassé mes espérances. Le choix d’une transition pour les parents est un choix très difficile, voir douloureux, devoir faire le deuil de son enfant pour en voir naître un autre….

Je n’ai malgré tout étonné personne, mon apparence, mes réactions en plus de ma corpulence, n’ayant rien de féminin, je n’ai donc choqué personne. Cela n’est  juste pas évident pour eux…

J’ai la chance d’avoir une famille formidable et des amis merveilleux qui finalement ne souhaitent que mon bonheur mais il est important de signaler que beaucoup n’ont pas la chance que j’ai et doivent assumer la difficulté du parcours en plus d’un dénigrement de l’entourage….

Bradley :

Au départ, beaucoup de personnes n’ont pas accepté mon changement puis avec le temps, le fait de me voir heureux et beaucoup mieux les amis ont fini par revenir vers moi mais les 1ers mois n’étaient pas simples, beaucoup de rejets.

J’ai deux amies qui m‘ont compri et accepté de suite et d’autres sont partis.

Le parcours vous semble-t-il difficile ?

Giovan :

Le parcours est extrêmement difficile. La procédure est très encadrée, très contrôlée. Un suivi psychologique long puis un endocrinologue, rencontre avec chirurgien etc…. Il ne suffit pas d’être certain de sa transsexualité pour suivre une transition, mais il faut que tous ces professionnels de  santé en soient convaincus et qu’ils donnent leur accord pour que l’on puisse entreprendre le parcours…. rien n’est simple.

Par la suite, la première étape est la prise d’hormones.

Les résultats sont plus ou moins rapides selon la personne, le corps change, la voix descend dans les graves, la pilosité augmente etc…. il y a diffèrents effets indésirables mais la libération de se voir de plus en plus comme on est réellement.

L’étape la plus attendue par la plupart des FTM est l’ ablation des seins, la MAMMECTOMIE.

Pour finir, ce qui me semble le plus dur à gérer est tout simplement l’attente et l’aboutissement, tout simplement une nouvelle naissance.

Le parcours est long en moyen 2 à 3 ans pour obtenir la mammectomie ……

Bradley :

Oui très difficile en France.

Pour ce qui est de la partie légale : la société française ne nous reconnaît pas et nous avons beaucoup de difficultés à obtenir un changement d’état civil.

A ce jour nous sommes obligés d‘être stérilisé pour obtenir un changement d‘état civil ce que je trouve discriminant pour un pays d’Europe,

La société française ne nous reconnaît pas et nous

n’avons pas le droit à ce jour d’être reconnu comme nous sommes.

Je veux avoir mon changement d‘état civil sans passer par une stérilisation ! Je vais justement me diriger avec mon avocat vers la cour européenne des Droits de l’homme, et faire condamner la France.

Les militants activistes sont présents mais pas solidaire envers mon projet de film pour les trans (Transworld).

Je viens de crée mon association Transworld pour

faire changer les choses et donner de l’espoir à « ma communauté ». J’espère faire avancer les choses et changer les lois françaises.

Comment vivez-vous dans votre corps ?

Giovan :

Ma réponse va peut-être sembler un peu brutale, mais je ne vis pas dans mon corps actuel, je survis. Ma force de caractère et le travail que j’ai exercé sur moi me permet de continuer ma vie tout simplement mais pas épanoui.

Je ne suis pas encore sous hormones même si j’ai commencé le parcours et pour dire vrai je n’en peux plus d attendre.

Je ne supporte plus le reflet de certaine partie de mon corps, je vis de plus en plus difficilement les cycles menstruels cela me rend agressif, de mauvaise humeur incroyablement mal dans ma peau et malheureux.

Sans oublier le supplice de supporter tous les jours ce corset pour cacher cette poitrine … c’est étouffant et douloureux à porter.

Pour ce qui est des relations amoureuses…. ceci est une autre histoire, difficile de se positionner, il faut juste trouver une femme qui aime l’être que je suis et non ce que je représente…pas évident.

Bradley :

J’ai mis une année à gérer mes émotions, la testostérone…

Maintenant je l’assume très bien, cela fait vraiment parti de moi.

Je suis très content d’avoir plus de poils, mon caractère a changé, je suis beaucoup plus heureux, ouvert, dynamique.

Je me pique toutes les deux semaines à la testostérone et à la fin de ces deux semaines je ressent une lassitude, je manque d’enthousiasme je suis au ralenti.

J’assume désormais plus ma sexualité, je me définis comme bisexuel.

Comment avez-vous choisi votre prénom ?

Giovan :

Cela se fait tout simplement, comme pour choisir le prénom d’un enfant. Je suis italien et j’aime ce prénom

Après on a tous une raison dans le choix de nos prénoms.

Bradley :

Au départ j’ai choisi Bradley car je trouve ce prénom joli mais je ne l‘ai pas encore vraiment défini car j ‘aimerai que ma mère le choisisse. Je lui laisse le temps d’accepter.

Quels sont les obstacles au quotidien ?

Giovan :

Chaque étape a son obstacle. Moi je suis encore loin des procédures administratives, mais je sais que c’est compliqué (un peu comme le reste …. vive la France). C’ est long mais un bonheur immense quand on y parvient !

A mon stade le plus dur est de faire face à mon identité de naissance tous les jours (travail, famille, administration etc… ) ce qui me renvoit constamment à la dure réalité : je supporte un corps qui n’ est pas le mien.

J’ai  pour l’instant, tout simplement deux vies différentes, celle de Giovan et celle de …….

Bradley :

Tout est lié au papier d‘identité, pour ma part, c‘est le seul grand obstacle. Je suis toujours vu par la société comme une femme !

Physiquement on me dit M., les gens « bloquent » lorsqu’ils voient mes papiers.

C‘est une difficulté professionnelle, parfois on me demande si c’est bien ma carte d’identité ou si cela est une erreur de la préfecture !

Pour les voyages, j’ai failli ne pas partir à New York tourner mon film il y a un an, trois policiers sont venus me poser des questions et vérifier que j’étais bien la bonne personne ! J’ai du montré mes cicatrices pour

prendre  l‘avion qui partait dans l’heure.

Quelles reconnaissances et quels changements aimeriez- vous obtenir en France ?

Giovan :

Pour ma part, je ne demande pas un parcours plus court ou plus accessible, beaucoup de FTM « s’emballent » et commettraient peut-être de graves erreurs, le suivi psychologique est donc primordial.

Bien évidemment j’aimerai que ce soit plus rapide pour moi car je suis certain depuis très longtemps…

Au niveau de l’administration, je souhaite un peu plus de reconnaissance et de compréhension une fois les chirurgies effectuées, un changement d’état civil bien plus rapide et plus simple.

Bradley :

Je souhaite la reconnaissance d’un troisième sexe en France.

L’obtention d ‘un T comme Trans, sur notre pièce d’identité ou bien la facilité de changement d‘état civil, sans expertise.

Le choix d‘aller voir un psy seulement si besoin ai, ne pas imposer une thérapie de deux ans pour un Trans majeur.

Je suis pour l‘interdiction de stériliser les trans dans le monde !

Comment expliqueriez-vous votre parcours de vie à un enfant de 5 ans ?

Giovan :

Il n’est pas évident de répondre à cette question, mais je pense qu’un enfant a la faculté de ne pas juger et de voir les gens comme ils sont tout simplement.

Je lui dirai sans doute qu’à ma naissance, on ne m’a pas donné le bon corps, que j’aurai du naître garçon mais l’ important est ce que l’on a dans sa pensée et dans son cœur et que je vais « soigner »cette erreur pour être heureux !

Bradley :

Pour un enfant de 5 ans, il faut des mots simples, je lui dirai juste qu’un transboy est quelqu’un qui est né fille et qui ne se sent pas à sa place dans son corps, alors elle fait tout pour ressembler à un garçon et le devenir.

Comment vous imaginez-vous dans 20 ans ?

Giovan :

J’espère de manière vitale être enfin Mr Giovanni, accompagné d’une femme, enfin libéré de ce corps douloureux. Ëtre tout simplement enfin épanoui  totalement heureux.

Bradley :

Je m’imagine avec trois enfants une belle maison et ma maison de production de films. Oeuvrer pour la visibilité des trans  grâce à ma fondation pour aider les artistes trans internationaux.

Au moment de ma transition, je me suis aperçu qu’il y avait très peu de films sur ce sujet. Il existait bien des documentaires télé mais aucun dans lequel je me reconnaisse. J’aurais voulu voir le travail

d’un trans. C’est ce manque qui m’a motivé. Dans Transworld j’ai choisi de me mettre en scène personnellement car c’est aussi moi qui suis à la recherche de mon identité. Je parle de ma propre histoire,

je voulais que les spectateurs voient le sujet à travers les yeux d’un transboy.

Si j’ai voulu faire un docu à l’échelle mondiale, c’est

pour mieux montrer les différentes situations des trans, plus ou moins bien acceptés selon les pays. C ‘est le 1er film Français réalisé par un transboy.

 

Les photos de Bradley sont de Franck Langel.

 

 

Les nouveaux pères – héros d’aujourd’hui ?
L’antihéros des séries TV, un héros de notre temps?
Bérénice Clerc
Comédienne, cantatrice et auteure des « Recettes Beauté » (YB ÉDITIONS), spécialisée en art contemporain, chanson française et musique classique.

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