Politique culturelle
Le Cours Florent s’américanise

Le Cours Florent s’américanise

04 novembre 2015 | PAR La Rédaction

La célèbre école de théâtre Le Cours Florent, appartiendra dès ce mercredi 4 novembre 2015 au groupe américain Galileo Global Education. Depuis sa création en 1967 par François Florent, le Cours Florent, forme de nombreux acteurs et actrices de théâtre comme de cinéma.

Le Cours Florent appartenait, depuis 2011, au groupe français Studialis, spécialisé dans l’éducation privée. Le groupe possède 23 écoles, dont le Groupe ESG, PSB Paris School of Business, Penninghen, Strate Ecole de design et le Cours Florent, avec plus de 20.000 étudiants. Il a aussi fortement contribué à l’expansion du cours Florent, en développant en 2013 un campus du cours Florent à Bruxelles, et depuis septembre 2015, un campus à Montpellier.

Ce mercredi, Studialis a été cédé à Galileo Global Education, un groupe américain, pour « la maudite somme » de 225 millions d’euros,  soit plus de 12 fois l’Ebidta (une notion propre à la comptabilité anglo-saxonne qui se rapproche de notre concept d’EBE (Excédent Brut d’Exploitation) à quelques nuances près). Marc-François Mignot-Mahon, PDG de Studialis, avait révélé au journal L’étudiant, en 2013 : « Aux Etats-Unis,  j’ai trouvé que les Américains avaient une vision très professionnelle des métiers artistiques et techniques. A Broadway, les comédiens savent tout faire : chanter, danser, jouer la comédie et faire leur promo. Chez nous, les étudiants de l’ESG peuvent prendre des cours de théâtre au Cours Florent, et les étudiants du Cours Florent des cours de gestion à l’ESG. Ce qui permet à chacun de comprendre les contraintes de l’autre. » Son intention était donc de faire de nos étudiants français des élèves pluridisciplinaires qui seraient aussi à l’aise en chant qu’en danse ou en musique. Mais il faut croire que le seul rêve américain ne suffisait pas à l’école, puisqu’au delà de l’enseignement pluridisciplinaire dispensé aux étudiants, elle se vend littéralement à un gros groupe américain, en faisant fi de ses traditions bien françaises. Cependant, cette américanisation s’annonce plutôt positive pour le groupe d’école aspiré par Galileo. Une banquière d’affaire révèle en effet : « C’est un très beau groupe. Et les perspectives sont bonnes. Comme le domaine de la santé, l’enseignement supérieur est un secteur public important qui marche mal. Or, c’est un besoin essentiel. » Reste à voir les changements qui vont être apportés durant les mois qui arrivent…

Visuel : ©DR

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