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Le point sur la polémique Stéphane Bern et les nouvelles politiques du patrimoine

Le point sur la polémique Stéphane Bern et les nouvelles politiques du patrimoine

17 novembre 2017 | PAR Sarah Reiffers

Comment financer la rénovation du patrimoine culturel français sans pour autant mettre un frein à la liberté de culte ou au partage des connaissances sur l’Histoire et le patrimoine? Retour sur la polémique créée par Stéphane Bern tout de suite après sa nomination à la tête d’une mission consacrée au patrimoine français, et sur les nouvelles mesures prises depuis par le ministère de la Culture.

Depuis sa nomination le 16 septembre dernier à la tête d’une mission consacrée au patrimoine français, Stéphane Bern ne cesse de faire parler de lui. L’animateur de Secrets d’Histoire, proche du couple présidentiel, assume depuis peu le rôle de conseiller d’Emmanuel Macron au sujet du patrimoine culturel français. Et cela bénévolement, sans budget, ni bureau, ni voiture de fonction.

«La situation est gravissime», expliquait-il dans un entretien paru dans le magazine Challenges. «Notre pays possède des milliers de châteaux et sites en très mauvais état. Ma mission consiste d’abord à les recenser et à apprécier la gravité de chaque situation».

Dans cette optique, le ministère de la Culture a aujourd’hui mis à disposition un formulaire permettant à tous et à toutes de signaler tout «bâtiment présentant un intérêt patrimonial et dont la conservation leur parait nécessaire». La ministre de la Culture Françoise Nyssen a également annoncé ce vendredi le lancement d’un jeu flash ainsi qu’un tirage spécial de la Française des jeux dont les recettes seront consacrées à la préservation des monuments. Des recettes qui ne pourront cependant compenser que «très partiellement à la fois la baisse de près de 3 millions d’euros des crédits de l’État au patrimoine, mais surtout les conséquences des fortes baisses des dotations de l’État aux collectivités locales» a tenu à noter François de Mazières, le maire de Versailles, dans un communiqué.

L’annonce de ces deux nouvelles mesures survient après une semaine chargée en polémiques. En cause, la proposition de Stéphane Bern de rendre payant l’accès aux cathédrales pour assurer leur financement. L’animateur en mission officielle s’inspire ici du modèle britannique: comme il l’a rappelé lui-même au journal Le Parisien, «à Londres, l’en­trée à l’ab­baye de West­mins­ter est fixée à 24 euros».

Mais nombreux sont ceux qui désapprouvent cette proposition. L’Église elle-même a fait connaître dans un communiqué sa volonté de «laisser gratuit l’accès aux cathédrales». Face aux nombreuses contestations, Stéphane Bern a précisé qu’il ne souhaitait faire payer que les touristes, «qui empêchent du reste les croyants de se recueillir».

Face à l’afflux des critiques, l’animateur a récemment exprimé sa colère sur son compte Twitter, dénonçant les «insultes de ceux qui ne font rien pour servir le pays». En parallèle de sa mission officielle, Stéphane Bern continue à œuvrer au sein de sa Fondation pour l’Histoire et le Patrimoine, qui cherche à protéger le Patrimoine et à financer des projets d’éducation et de partage des connaissances sur l’Histoire.

Visuel: Wikimedia

 

 

 

 

 

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