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Les meilleures traductions de la rentrée littéraire 2019

Les meilleures traductions de la rentrée littéraire 2019

04 janvier 2019 | PAR Gabrielle Degeorge

Voici une sélection des romans de littératures étrangères à paraitre cette année qui nous tentent le plus. La rentrée littéraire cet hiver promet de nous faire voyager, et tout en restant blotti chez soi ! 

Comme il pleut sur la ville – Karl Ove Knausgaard

Le cinquième et avant-dernier tome de la saga autobiographique du norvégien Karl Ove Knausgaard vient de paraître en France aux éditions Denoël. Alors qu’il a reçu des acclamations du public anglo-saxon en particulier, Knausgaard reste encore relativement peu connu dans notre pays. Ses oeuvres, dans lesquelles il se met à nu, ont fait scandale dans son pays natal. Dans ce livre, Knausgaard a vingt ans et il se lance, tant bien que mal, dans la vie d’adulte. Si ce n’est pas encore fait, lancez-vous dans la lecture de la série ‘Mon Combat’ – avec ses 3000 pages, vous en aurez pour plusieurs heures de lecture captivante. 

Le testament des gouttes de pluie – Einar Már Guðmundsson

La Scandinavie n’offre pas que des thrillers macabres: en Islande par exemple, pays où la littérature est reine, l’écrivain Einar Mar Guðmundsson évoque avant tout la poésie du quotidien. L’histoire de son roman Le Testament des gouttes de pluies, traduit par Eric Boury et qui sortira aux éditions Gaïa, se déroule dans une banlieue paisible de Reykjavik. Cependant, la menace d’un orage plane sur les habitants. Einar Már Guðmundsson est reconnu dans son pays natal, où il a déjà publié une vingtaine de romans et de recueils de poésie.

La bibliothèque enchantée – Mohammad Rabie

L’écrivain égyptien Mohammad Rabie, reconnu comme l’un des plus grands de sa génération, retrace dans ce roman plein de mystère l’histoire du fonctionnaire Chaher, chargé de rédiger un rapport sur la bibliothèque du Caire que l’on s’apprête à raser pour y faire passer une ligne de métro. De nombreuses surprises l’attendent dans ce labyrinthe borgésien.

La Maîtresse de Carlos Gardel – Mayra Santos-Febres 

Le roman de la portoricaine Mayra Santos-Febres sort en France aux éditions Zulma, traduit par François-Michel Durazzo. L’écrivaine s’intéresse tout particulièrement aux thèmes de la sexualité, du désir et du genre. Dans son dernier roman, sorti en 2015, l’héroïne Micaela se remémore ses quelques jours grisants aux côtés du grand danseur de tango, Carlos Gardel. La Maîtresse de Carlos Gardel, c’est aussi le destin d’une femme à la conquête de son désir.

La pensée écologique – Timothy Morton 

Le nouvel essai du philosophe britannique Timothy Morton a été traduit et sortira aux éditions Zulma. Dans cet essai, Morton tente de présenter une nouvelle façon de penser l’ère de l’anthropocène dans laquelle nous vivons. Il nous présente des idées inédites sur la crise écologique et notre appartenance au monde naturel, tout en rejetant les façons traditionnelles de penser l’écologie et d’appréhender le concept de ‘Nature’. A l’aide de sources tout à fait hétéroclites, Timothy Morton change notre compréhension du monde dans lequel nous vivons.

Lincoln au Bardo – George Saunders

Lincoln au Bardo, un premier roman déjanté et original de l’écrivain américain George Saunders, initialement connu pour ses nouvelles, apparaitra aux éditions Fayard le 9 janvier, traduit de l’anglais par Pierre Demarty. A sa parution en 2017, il a été récompensé du prestigieux Man Booker Prize, qui récompense les meilleurs romans en langue anglaise de l’année. Dans ce roman, le président Lincoln se rend à la tombe de son fils, mort à 11 ans de la fièvre typhoïde. Des rencontres inattendues l’attendent,  notamment de fantômes errants dans le Bardo, un état intermédiaire dans la pensée bouddhiste, sorte de purgatoire fantasmatique.

Carnets – Goliarda Sapienza

Certains connaitront L’Art de la Joie, ce roman-fleuve sur l’émancipation d’une femme italienne du sud de l’Italie au XXe siècle. Ces Carnets, traduits de l’italien par Nathalie Castagné, apparaitront aux éditions Tripode. Ces journaux couvrent une période de vingt ans de la vie de l’auteur, de 1976 à 1996, remplissant plus d’une quarantaine de carnets. Découvrez la vie intérieure vibrante d’intensité d’une des plus grandes écrivaines du siècle dernier.

Devouchki – Viktor Remizov

Après le succès de son premier roman Volia Volnaia, l’écrivain russe Viktor Remizov revient avec Devouchki (Jeune femme, dans sa langue natale). C’est un roman initiatique sur une jeunesse russe en quête de sens. Deux jeunes femmes débarquent dans la capitale depuis leurs province lointaines à la recherche de succès et de bonheur. Mais bien sûr, rien n’est si simple dans la jungle urbaine de Moscou. Lisez sans plus attendre ce portrait bouleversant d’une jeunesse russe perdue.

Un rien de lumière – Vladan Matijevic

Ce nouveau roman est publié aux éditions Noir sur Blanc, dans la collection Notabilia spécialisée dans la littérature étrangère contemporaine, et traduit du serbe par Gojko Lukic. Trois récits s’entrelacent dans ce livre, trois histoires distinctes et trois vies parallèles qui témoignent de l’existence moderne. L’occasion de découvrir une littérature nationale peu connue.

Le tunnel – A. B. Yehoshua

Traduit de l’hébreux par Jean-Luc Allouche, ce roman du grand A. B. Yehoshua raconte l’histoire d’un début de démence chez le héros Zvi Louria, ingénieur à la retraite. Ce livre mêle intelligemment la question de la mémoire aux questions identitaire israélo-palestiniennes dans l’histoire d’un couple vieillissant.

Visuel: Couverture du livre 

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