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La compagnie Difé Kako anime le parvis de la place Basquiat, au coeur du 13e arrondissement de la capitale

La compagnie Difé Kako anime le parvis de la place Basquiat, au coeur du 13e arrondissement de la capitale

29 juillet 2020 | PAR Loïs Rekiba

Dans le cadre de l’opération « Un été particulier » – lancée par la Ville de Paris afin de soutenir un secteur de la Culture durement frappé par la crise sanitaire – la compagnie Difé-Kako propose un parcours chorégraphique venant rythmer la place Basquiat depuis le lundi 27 juillet et jusqu’au mercredi 29, à 20h.

 

La compagnie, une histoire interrogant un patrimoine tourné vers le partage et la diversité.

Difé Kako, c’est de l’art de rue pluriel. La compagnie, qui fête ses 25 ans, s’est toujours donnée pour but de promouvoir la diversité des cultures et des langues créoles. Cette diversité est le socle même de sa création, de sa créativité tournée vers l’Afrique, la Caraïbe et l’Europe et interrogeant, à travers des conférences et des shows qui auront lieu au mois d’octobre pour la quatrième édition de son festival « Le Mois Kréyol », la notion de patrimoine immatériel introduite par l’UNESCO en 2003.

Une performance participative dansée et chantée, proposée dans le cadre de l’opération « Un été particulier »

Dans le cadre de cette opération initiée par la Mairie de Paris, la compagnie Difé Kako aura très rapidement répondu à l’appel afin de promouvoir un rapport à l’art et à la culture tourné vers la diversité et le partage culturel et artistique. Ce mardi soir, un peu avant 20h, les badauds s’attroupaient place Basquiat – certains avaient eu écho de la performance, d’autres tombaient dessus totalement par hasard (c’est le charme du spectacle de rue, après tout) – devant la nouvelle galerie Agnès B. Là-bas, des danseurs et des musiciens posaient leur matériel. Personne ne s’attendait à une production si rythmée et si pleine de bonne humeur. Danses et chants se succèdent au rythmes des frappements de mains, des tambours des musiciens, des sifflements enthousiastes d’une bonne partie du public qui se déhanchait en suivant les pas de danse de la troupe.

C’est une rencontre. Une rencontre avec des cultures, des langues, des mots que les danseurs et les danseuses de la compagnie nous font partager. Pendant environ deux heures, il nous est proposé une performance participative toute en musique et en rythme, à la fois dansée et chantée. » Personne ne dort ?! », « Tout le monde est réveillé dans la cour ? » lance au public – le sourie au lèvre et l’oeil plein de la malice – Chantal Loïal, la directrice artistique et créatrice de l’association à un public déjà en nombre et extrêmement réceptif à cet appel à extérioriser toute la bonne humeur et la synchronisation (dansée et chantée) qui vibrerait en chacun d’entre nous. On se laisse prendre au jeu avec plaisir, les petits comme les grands. C’est véritablement un condensé* (*dansé!) d’humanité et de partage qui se jouait hier soir sur la place Basquiat.

Un retour festivalier annoncé pour la rentrée

La compagnie Difé-Kako nous fait le plaisir de fêter sa vingt-cinquième année en nous offrant en plein coeur du 13e arrondissement du spectacle vivant partagé et surtout partageable, extrêmement communicatif et bien mené avec passion et rythme par des danseurs et des musiciens en parfaite osmose. Maintenant, la compagnie vous donne rendez-vous le 4 aout au parc de Choisy, en plein air, et à partir du 12 octobre pour la quatrième édition de son festival du Mois Kréyol. Plus d’informations ici.

 

© Marie-Charlotte Loreille 

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Loïs Rekiba

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