Ce week-end, Le Mondial du Tatouage a investi la Grande Halle de la Villette

9 mars 2016 Par Enora Le Goff | 0 commentaires

La grande messe des aficionados du tatouage s’est déroulée aux Grandes Halles de la Villette ce week-end.

Le Mondial du Tatouage, de retour à la capitale depuis 2013, a pris place du 4 au 6 mars aux Halles de la Villette. Le salon était cette année parrainé par Daphné Burki et Gunther Love, et toujours organisé par Tin-Tin, tatoueur de renom, dont le salon de Pigalle est reconnu à l’international.

Cette année le mondial a investi la totalité des Halles et optimise ainsi la capacité d’accueil et le confort avec plus de 350 stands éparpillés sur les 20 000 m2, une grande scène centrale, des stands d’associations et de magazines proches de la culture tatoo, et un espace extérieur pourvu de bancs, tables et foodtrucks.

Près de 350 artistes venus du monde entier ont ainsi pu exercer leur art sur des corps venus se faire tatouer spécialement pour l’événement. Le mondial donne à voir la diversité et l’ampleur de l’influence de l’art du tatouage. On y retrouve beaucoup de personnes non francophones dans les badauds, mais aussi  dans le jury, et plus de 30 nationalités étaient représentées coté tatoueurs ce week-end. Le Salon semble couronner le tatouage en tant qu’art populaire, à rayonnement mondial, à dimension universelle et inclusive.

En effet, si l’art du tatouage peut sembler ne s’adresser qu’à une minorité de personnes appartenant à un monde relativement clôt, le succès du mondial dément cette réputation et montre, une nouvelle fois, l’ambiance dynamique inclusive du 10è art à travers une convivialité et une ambiance très chaleureuse malgré l’ampleur de l’événement. Le visiteur y erre comme dans un parcours initiatique et s’y inspire de rencontres en rencontres.

Ici pas de conférence ou de table ronde, en entrant dans les Halles on entre dans le concret : des dizaines de machines bourdonnent, les aiguilles piquent partout, et le paysage s’étend morcelé, comme une multitude de petits salons les uns à côté des autres. Le flâneur peut profiter de chacune des vitrines et même accéder aux coulisses : regarder comment se déroule une séance chez le tatoueur. D’un stand à l’autre, les artistes dévoilent leurs styles, leurs books et leurs cartes de visites à tour de main. On peut donc y aller pour se faire tatouer, pour chercher un tatoueur,  pour assister aux compétitions, aux concours, aux concerts, ou encore pour s’imprégner de toute la culture du tatouage.

Ce défilé de têtes d’affiches est chaperonné par Tin-Tin, véritable figure médiatique emblématique, icône organisatrice de la convention, on ne pouvait pas ne pas le croiser. Porte-parole au micro, sur scène, mêlé à la foule, interviewé, applaudi ; tatoueur depuis 1984, président du Syndicat National des Artistes Tatoueurs, il a designé l’affiche du Salon. Son charisme, sa bonhomie, son humour et sa simplicité en ont fait la star incontournable du Mondial.  Il ponctue de commentaires acerbes les concours des grandes pièces couleurs et noir, et s’est laissé entrainé dans la fosse pendant le concert du groupe Orange Gobelin, groupe de hardcore qui a terminé la journée du samedi, en succédant à la psyché retro de Uncle Acid and the Deadbeats et le rock brut de Sitcky Boys pour le vendredi.

Devanture rutilante du monde du tatouage et de sa culture, lieux de sociabilisation, de rencontre et d’échange, le Mondial du Tatouage édition 2016 a couronné une nouvelle fois le tatouage au rang des arts populaires dans une ambiance festive et chaleureuse qu’on doit lui reconnaître.

Salomé Vincent et Enora Le Goff

Visuels (c) : Nolwenn Le Goff


LAISSEZ UN COMMENTAIRE VIA FACEBOOK:

comments

Laissez un commentaire: