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Actualités du Tatouage : Le mondial à la Villette

Actualités du Tatouage : Le mondial à la Villette

07 mars 2014 | PAR La Rédaction

Que l’on considère le tatouage comme un art ou un artisanat, on ne peut nier son existence, sa place et sa persistance.

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mondial du tatouageEffet de mode? Assurément, mais pas que…Cette pratique a su évoluer avec le temps, s’adapter techniquement avec des mesures d’hygiène, des encres et des couleurs plus riches, il a aussi connu des bouleversements esthétiques, l’existence de divers courants d’art dont la french touch en sont des exemples: jouant sur l’hyperréalisme, les portraits et photos reproduites sur une partie du corps sont des plus bluffantes.
On est bien loin du dauphin sur l’épaule ou de l’encre sur le bras du marin breton, le dessin corporel possède ses adeptes et ses pointures.

Tin-tin en fait partie, organisateur du mondial du tatouage, il est on ne peut plus reconnu par ses pairs et le grand public, aussi bien pour son expertise visible sur l’épiderme des plus médiatisés (Lio, Johnny Halliday, Kad Merad et bien d’autres) que pour son franc parler, son air désinvolte et son physique de nounours rockeur.
Un charme se dégage de cet homme et une détermination certaine lorsqu’il parle de ce rendez vous tant attendu qu’il conçoit comme une reconnaissance faite à sa profession. Une profession qu’il a su atteindre en autodidacte passionné car nulle école ne forme à la « chose », il faut savoir trouver le bon maître pour un apprenti motivé et performant.

Intergénérationnel, interculturel, le tatouage naît d’une envie de marquer un événement sur son support intime: sa peau. Et même si loin des sociétés traditionnelles nous ne pratiquons pas ou peu de rites de passage, le tatouage de par le cérémoniel qui l’accompagne peut être considéré comme un dérivé ou palliatif. Le choix du motif, sa symbolique, la douleur indissociable à la pratique sont des aspects sur lesquels il est important de s’attarder lorsque l’on s’intéresse à l’aspect psychologique de cet acte.

Il est un signifiant indélébile dans un monde de plus en plus en désaccord avec toute forme d’engagement. Il est un véritable paradoxe esthétique et sociologique, il est intime et ostentatoire.

C’est pourquoi ces trois jours à la Villette se font didactiques, on y va pour flâner, pour se lancer dans l’expérience, pour s’étonner, rencontrer les meilleurs artistes du genre venus des quatre coins de la planète : Aaron Bell, Amanda Toy, Andrade, Andy Engel, Horikitsune…Car contrairement à ce que l’on a tendance à croire il n’y a pas un pays du tatouage!

On y va aussi pour se laisser bercer par les nombreux concerts organisés, pour se prendre au jeu du concours de tatouage présidé par Tété ou tout simplement pour pouvoir dire qu’on y était!

Soisic Belin.

© Peinture par Jean Labourdette aka TURF ONE

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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