Découverte incroyable : La dague de Toutânkhamon a des origines extraterrestres

29 juin 2016 Par Juliette Monnier | 0 commentaires

Découvert début de XXème siècle, le tombeau de Toutânkhamon a toujours conservé son mystère. La dague précieuse de ce grand pharaon aurait été forgée dans un fer d’origine météorite. 

L’histoire de Toutânkhamon n’est pas très connue du grand public, qui connaît surtout sa malédiction. Mort à 18 ans, Toutânkhamon a connu un règne estimé entre -1336/-1335 et -1327. Pourtant, cette courte période a suffit à faire de lui, l’un des plus célèbres de l’Egypte ancienne grâce à la “malédiction du pharaon”. Le 4 novembre 1922, Howard Carter a découvert le tombeau de Toutânkhamon. Quelques jours après, le canari de l’égyptologue fut dévoré par un cobra. Un animal qu’il n’est pas anodin de préciser, puisqu’il était alors considéré comme “le serpent des pharaons”. Mauvais présage… En mars 1923, une nouvelle expédition dirigée par Lord Carnavon ne fit pas exception à la règle, il fut  pris de frissons, de sueurs, de fièvre : il décède des suites d’une pneumonie. Les journalistes voient en lui la première victime d’une malédiction et ont dressé au cours des douze années suivantes, une liste de 27 personnes proches de l’expédition qui sont mortes dans des conditions suspectes. On considère depuis, qu’un sort magique aurait entouré ce tombeau pour en protéger les trésors… Parmi ces trésors se trouvait une dague d’une trentaine de centimètres, à pommeau de cristal de roche et manche en or et pierres précieuses. Une étude récente menée par des chercheurs italiens, a prouvé une origine météorite du précieux joyau.

Ainsi grâce à des analyses par rayon X, ils ont pu découvrir que la lame de cette fameuse dague était composée de 11 % de nickel et 0,6 % de cobalt : des taux correspondant à ceux trouvés dans les météorites de fer. Daniela Comelli, responsable du département de physique de Milan Polytechnic, explique dans la revue Meteoritics and Planetery Science que : “Le fer météoritique est clairement indiqué par la présence d’un haut pourcentage de nickel. Les autres artefacts affichent 4 % de nickel, au mieux, alors que la dague du pharaon, elle, contient près de 11 % de nickel !”C’est donc la preuve d’une pureté du métal qui n’aurait pas pu être travaillé par l’homme. Elle poursuit ainsi : “Nous avons cherché toutes les météorites répertoriées dans un périmètre de 2000 km autour de la mer Rouge, et nous avons fini avec 20 météorites de fer. Il n’y en a qu’une, nommée Kharga, qui est possiblement cohérente avec la composition de la lame.” 

Les chercheurs pensent que les Égyptiens percevaient très certainement ces “morceaux de fer” tombés du ciel comme un message divin et les utilisaient pour créer leurs objets les plus estimés. La dague est exemple de l’utilisation rare de ce minerai bien avant l’Âge du fer. Elle est actuellement exposée au musée du Caire. Toutânkhamon n’a pas fini de faire parler de lui et continue de nous révéler des secrets ! 

Visuel : ©Image à la une Philippe Kremer et pierre Kharga par Anton Eger (Flicker) / Dague : Robert Harding Productions / Robert Harding Premium / robertharding / afp


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