Restaurants & Bars
Tant qu’il y aura des bretons

Tant qu’il y aura des bretons

25 avril 2013 | PAR Camille Hispard

 

Un restaurant moderne et accueillant qui décline les galettes sous toutes les coutures les plus osées et délicates.

Tels des irréductibles gaulois fiers et atypiques brandissant leurs origines, les Bretons revendiquent leur gastronomie arborant leurs mythiques galettes au blé noir. Tant qu’il y aura des bretons est un hommage à cette culture et en même temps une réappropriation moderne de celle-ci. Reçus dans une atmosphère souriante et chaleureuse, on débarque dans un décor assez design mais poétique avec des peintures très pop art au mur. Des bouteilles de vin et de bières bretonnes jonchent les étagères ajoutant la touche taverne sophistiquée. Le petit escalier en colimaçon  invite à la contemplation, tandis qu’on nous sert en apéritif de petites mousses de chèvre et de noix à tartiner sur des toasts. Mon acolyte se rue sur l’offrande alléchante pendant que nous explorons la carte…

Pas de contrat d’exclusivité avec les galettes et les crêpes, le restaurant a l’intelligence de faire également des plats de brasserie. Nous optons tout de même pour la Mezière (13.40 euros), une galette aux poires, bleu d’Auvergne  jambon de pays et noix, ainsi qu’une Cordoue (14.50 euros) : serrano; artichauts à la romaine, tome de brebis et confiture de cerises noires. Nos crêpes arrivent rapidement, accompagnées d’un agréable « A vot’ service » du serveur.

L’assiette est picturale et délicate, avec un vrai souci d’originalité dans la présentation. Les ingrédients sont de qualité et imposent une réelle appréciation des saveurs. Enfin autre chose que la complète, un classique mythique et délicieux qu’il fait tout de même bon de bousculer. Les galettes sont bien brunes et ont le goût fin : on pourrait juste reprocher une trop grosse épaisseur de la pâte. L’adéquation des mélanges et des équations gastronomiques trouvées par le chef fonctionnent très bien .

Mention spéciale à la crêpes aux spéculoos qui est absolument délicieuse, crépitante et orgasmique. Une explosion de jolis parfums normands dans un cadre vraiment plaisant, sublimée par des serveurs rayonnants et des prix très abordables. Tant qu’il y aura des bretons, on continuera de bien manger !

Visuels (c) : Camille Hispard

Les dix soirées du week-end du 25 avril
La maison de la poésie devient véritablement une maison des auteurs
Avatar photo
Camille Hispard

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.


Soutenez Toute La Culture