Théâtre

Pinocchio, le cirque flamboyant de Thomas Bellorini au Théâtre de Belleville

Pinocchio, le cirque flamboyant de Thomas Bellorini au Théâtre de Belleville

07 décembre 2011 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Coup de cœur sans faille pour cette adaption du conte si célèbre de Collodi. Depuis son écriture en 1881, Pinocchio a été sans cesse adapté pour la scène, l’écran et les livres. Le metteur en scène Thomas Bellorini puise dans les 36 parties que compte cette histoire pour nous immerger dans un spectacle magique, élégant et poétique mêlant musique live, cirque et comédie. Une pièce tout public à partir de 5 ans.
Replonger avec des yeux d’adulte dans un conte d’enfant c’est à chaque fois redécouvrir des détails oubliés de l’histoire. On se rappellera ainsi comment tout commence : Un menuisier, monsieur Cerise, nommé comme cela en raison de son bout de nez tout rouge, façonne un bout de bois … qui se met à parler. Le fameux Geppetto, (François Perrache ) miséreux, récupère ce trésor et en fait un pantin…désobéissant et indépendant. Pour devenir un petit garçon, il devra écouter sa bonne fée. La route sera longue, les tentations et les échecs nombreux. Pas facile de grandir !
La mise en scène est parfaite dès la première seconde. Les comédiens entrent au fur et à mesure sur scène dans une ambiance navigant entre le spectacle de rue, le cirque et le cabaret. Un pianiste, une fée accordéoniste, un Pinocchio acrobate, un conteur habile en bruitage et un monsieur loyal touche à tout. Le décor fait la place belle à la récup : ici deux tourets, un baril qui servira bientôt de tambour, un trapèze fait avec deux cordes et un bout de bois. Bientôt, une balançoire, puis de la neige, et des confettis ! Un diaporama en fond de scène vient appuyer l’histoire : la marmite de Gepetto, le fameux nez qui s’allonge !
Le spectacle est un parcours initiatique. On y apprend que dans la vie on ne peut pas uniquement « manger, boire, dormir et s’amuser ». Le départ au pays des récréations coutera très cher au pantin de bois.
Les artistes sont formidables et généreux. La musique orchestrée par Jo Zugma croise le piano, les percussions, le chant, la guitare, la basse. Le son est clair aux accents tziganes, les chansons sont entrainantes et drôles. Il est fort à parier que la chanson des mets italiens cache un tube ! La circacienne Brenda Clarck enchante sur son trapèze, pantin instable et forcement attachant.
Il n’y a rien à jeter dans ce spectacle parfait et enchanteur où l’on est tenu en haleine par les aventures rocambolesque de ce héros pourtant si célèbre. Ne boudez pas ce spectacle

Les vernissages du week-end
Mike Leigh Président du jury pour l’édition 2012 du Festival de Berlin !
Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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