Théâtre

<em data-lazy-src=

L’inconsolé est tendre chez Joël Jouanneau

20 juin 2012 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Dans la rue Louise Weiss se niche un théâtre tout public qui a décidé de considèrer les enfants en êtres intelligents. En ce moment au Dunois c’est un cycle Jouanneau qui les, nous, éclaire sur ce qu’il y a à apprendre de la vie.

Cette après midi l’Inconsolé nous attendait. L’inconsolé c’est le nom du bateau que le roi Horn pris pour retrouver sa blonde perdue dans l’Ocean. Avant elle, il n’était rien, personnage abjecte se croyant omniscient , au point que le royaume portait son nom. Après elle, il n’était que tristesse, au point même de n’avoir plus de larmes.

Ce conte initiatique se joue en 2 m², avec une valise magique et deux comédiens,  Fabien Bondil et Natacha Diet, se font face pour devenir des mimes tout à fait justes. Ils nous ouvre leur valise comme une malle aux trésors et nous font découvrir cette poupée toute en ficelle devenue roi puis homme. Le monde se fait parapluie, l’océan tissu.

25 minutes tout court pour nous raconter une vie, le temps pour une bougie d’anniversaire de se consumer, comme le symbole d’une année. Ce spectacle sent la douleur, la conscience du deuil. L’auteur ne s’en cache pas « J ’ai,  pour   des   raisons   intimes    et   un   peu douloureuses,  écrit trois  pièces  pour  enfants  : Marie -Ouate   en  Papouasie, Dernier   rayon et L’Inconsolé. Je me dois de préciser qu’il s’agissait àchaque fois d’être à l’écoute d’un enfant enseveli au plus profond de moi, de tenter de renouer avec lui,de  comprendre  pourquoi,  aujourd’hui  encore,  ilcrie. »

Nous voilà partis à travers flots, à la recherche de l’apaisement de la tristesse. Pour chercher, nous voilà très prés, on navigue à vue sur ce radeau de fortune, riche de ses rafistolages. Une vie blessée nous parvient dans ce spectacle où la valise devient écrin.

Visuel libre de droits

 

 

Infos pratiques

Les contes de la lune d’Elisabeth Delaigle
Le Sziget à Paris, c’est à la Bellevilloise
Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *