Théâtre

Les Passagers de l’aube de Violaine Arsac : une jolie romance chez Nostradamus.

Les Passagers de l’aube de Violaine Arsac : une jolie romance chez Nostradamus.

15 février 2020 | PAR David Rofé-Sarfati

Violaine Arsac a imaginé une fiction amoureuse autour de la question des expériences de mort imminente. L’occasion pour nous de retrouver Mathilde Moulinat et Nicolas Taffin déjà admirés dans la pièce Pigments.

 

C’est quoi pour vous, l’inverse de la mort ?
– … La vie.
– Évidemment. Allez poser la question à un japonais, un indien, ou un maori : vous savez ce qu’il vous répondra ? Que l’inverse de la mort, c’est la naissance. 

La formule est belle, elle est déjà fausse. Violaine Arsac est une romancière. Elle a écrit une fiction basée sur des faits faussement scientifiques. Elle nous raconte l’histoire d’un jeune et brillant interne en dernière année de neurochirurgie dont les certitudes vont voler en éclats. L’intrigue scientifique va mettre en danger la femme qu’il aime, sa carrière et l’estime de son meilleur ami. Dans sa quête effrénée pour attraper une partie de l’irrationnel, le médecin va confronter médecine occidentale et sagesses anciennes en un salmigondis ténu de témoignages d’après coma dits Expériences de Mort Imminent chères aux complotistes us et de jargon de physique quantique. 
Le médecin rationnel tentera de faire rejoindre la science et le spirituel. Au-delà du théâtre, la pièce pose un questionnement intime et universel, porté par une histoire d’amour lumineuse et attachante. Les Passagers de l’aube nous parle du monde psychique dans lequel nous vivons, des interrogations essentielles auxquelles nous pouvons tous être confrontés, et des prétendues découvertes de ce début de siècle qui veulent révolutionner notre conception cartésienne du monde. L’autrice pourchasse un lien entre la science et la spiritualité.

Ainsi, la possibilité d’une continuité d’une conscience vivante alors que le corps ou le cerveau sont hors d’état de fonctionner, est une question vertigineuse. Elle est aiguisée à notre époque par la radicalisation de toutes les religiosités. A l’horizon évidemment on comprend l’aménagement fantasmatique des êtres qui ne veulent pas mourir. On repère les croyances multiples qui envahissent notre siècle, les fake news et les rumeurs qui se diffusent à la vitesse électronique autour du globe par les réseaux sociaux. Plus loin aussi, danger de ces fausses croyances, on craint la remise en cause du droit à l’avortement et du suicide assisté, ou à l’euthanasie des malades en mort cérébrale.

Nous sommes tous les passagers de ces interrogations stratégiques.

A Paris, au Théâtre 13, Jardin (Métro Glacière), Du 9 janvier au 9 février 2020, Du mardi au samedi à 20h et le dimanche à 16h

TOURNEE
– Le 20 mars 2020 à Landivisiau
– Le 25 mars 2020 à Aubagne
– Le 1er avril 2020 à St Etienne
– Le 2 avril 2020 à Le Bourget du Lac
– Le 3 avril 2020 à St Priest en Jarez
– Le 17 avril 2020 à Bruges
– Le 30 avril 2020 à Pezenas

 

Crédit Photos : Philippe Hanula 

Infos pratiques

Théâtre Rive Gauche 6, rue de la Gaîté 75014 Paris
La Rue – Centre culturel à Mandres-les-Roses
Magali Sautreuil
Formée à l'École du Louvre, j'éprouve un amour sans bornes pour le patrimoine culturel. Curieuse de nature et véritable "touche-à-tout", je suis une passionnée qui aimerait embrasser toutes les sphères de la connaissance et toutes les facettes de la Culture. Malgré mon hyperactivité, je n'aurais jamais assez d'une vie pour tout connaître, mais je souhaite néanmoins partager mes découvertes avec vous !

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