Théâtre
Impromptus #02 au Pavillon du Lac

Impromptus #02 au Pavillon du Lac

07 mars 2012 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Nouveau temple du boboisme oint par l’ouverture du Rosa Bonheur, le parc des Buttes Chaumont continue sa poussée tendance dans la mutation récente du Pavillon du lac qui a la volonté d’accueillir expositions et performances au sein de son joli lieu. Hier soir, l’affaire était inégale, largement magnifiée par la Compagnie les Treizièmes

A nous équipe cœur, la chance de commencer en bas, vue sur le parc et bar sympa. Ambiance blindée pour un thème qui s’annonce bien mené : hiver-accueil. Les impromptus. L’idée : « Dans le lieu de son choix, la Compagnie des Treizièmes invite des artistes de tous bords : graphistes, danseurs, metteurs en scènes, auteurs, musiciens…de jeunes acteurs de la création contemporaine, à qui on ne va demander qu’une chose : créer. Seules contraintes : 1 thème imposé, une durée maximale de 15 minutes. Tous se retrouvent, la veille de l’évènement, et imaginent une soirée à partir de leurs créations». A l’étage, l’équipe astérisque assistera à un autre spectacle, ensuite, dans un tohu-bohu, le bas deviendra le haut et le haut le bas. Les comédiens repartent à zéro et nous découvrons un autre spectacle, ambiance cabaret

Insistons sur la première partie de la soirée. Hiver/Accueil en référence on le devine à la fois aux expulsions d’étrangers et à l’abominable normalité de voir des hommes dormir dehors. Pour ce faire, un monsieur Belleville (Thibaud Amorfini) superbe musique d’Aurore Juin, part à la recherche d’un nain père-noël (Laurent Brechet), en route, il retrouvera l’amour de sa vie qu’il n’a pas vraiment envie de croiser (charismatique Céline Groussard ). Entre temps, on découvrira le travail plus que talentueux d’Ugo Bienvenu, auteur de films d’animation à la Valse avec Bachir qui navigue entre sexe et trash dans des cauchemars ayant pour fil le passage symbolique dans les âges de la vie et l’impossibilité d’une issue favorable. Lourde ambiance, peu allégée par le magnifique monologue d’Avela Guilloux, Hiver 54. Rien n’a bougé, c’est pire encore. La compagnie dénonce de façon innovante en utilisant toutes les formes d’art qu’elle tient à sa disposition.

Les impromptus reviendront au printemps, quand et où, c’est encore la grande inconnu, encore un élément clé de la marque de fabrique de collectif de jeunes gens qui emprunte un peu à l’idée des Rave dans les années 90. On sait qu’on ira, mais pour voir quoi, avec qui… suspens !

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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