Théâtre

C’est toujours ça de pris, un spectacle musical enchanteur, coup de cœur !

03 mars 2011 | PAR Olivia Leboyer

Belle, espiègle, Vanessa Hidden chante de délicieuses chansons des années 1930-1940 (qui n’ont pas pris une ride), et nous enchante complètement ! Spectacle fortement recommandé ! Jusque fin mars à l’Atelier Montmartre.

Vieillottes, les chansons d’Yvonne Printemps ou Marie Dubas ? Pas le moins du monde ! On est frappé, au contraire, par la jeunesse, la gaieté de ces textes résolument impertinents et modernes (« C’est si bon quand c’est interdit », « Je n’ai pas trente ans et ma mémoire se brouille quand je veux parler de mes amants »).
Sur une scène minuscule, presque une maison de poupées, Vanessa Hidden chante, avec une technique vocale époustouflante, ces tubes d’antan, joyeux et pleins d’esprit. Si les chansons, en elles-mêmes, valent le détour, c’est surtout pour Vanessa Hidden qu’il faut aller voir ce spectacle. Mutine, élégante, sensuelle, la jeune femme ensorcelle littéralement le public. L’abattage d’une Suzy Delair avec la grâce d’une Danielle Darieux. Hyper jolie, jamais vulgaire, Vanessa donne un vrai coup de jeune aux textes, dans une mise en scène précise et alerte. Les petits textes de liaison entre les chansons sont réellement drôles. Avec trois bouts de ficelle et une boîte à malices, Vanessa Hidden, en une heure rondement menée, redonne le sourire aux spectateurs, en leur rappelant que « C’est toujours ça d’pris / Comme disait ma grand-mère / Moi ça me suffit / Y a pas d’petit profit ». Un petit bonheur, un amour qui passe, le printemps qui s’annonce. Dans ces jours d’hiver, tout gris, écouter Vanessa Hidden est un petit profit dont il ne faut pas se priver ! Le spectacle est prévu jusque fin mars, mais l’on espère des prolongations ! Au moins jusqu’au printemps ?

Uri Caine quartet en concert à l’auditorium du MAJH
La ligne droite: courir pour survivre
Olivia Leboyer
Docteure en sciences-politiques, titulaire d’un DEA de littérature à la Sorbonne  et enseignante à sciences-po Paris, Olivia écrit principalement sur le cinéma et sur la gastronomie. Elle est l'auteure de "Élite et libéralisme", paru en 2012 chez CNRS éditions.

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