Théâtre
After the end, fin du monde en plein air

After the end, fin du monde en plein air

04 septembre 2020 | PAR Amelie Blaustein Niddam

La programmation d’Un été particulier est toujours là malgré la rentrée, et la pluralité des types de jeux montre la vivacité de l’état du Théâtre aujourd’hui, et ça c’est une bonne nouvelle. Antonin Chalon, formé au cours Florent, met en scène et en boîte After The End de Dennis Kelly.

Retenir l’été

 

Après la danse contemporaine, le théâtre minimal, nous voici dans le Square du Cardinal Wyszynski pour un pur produit populaire totalement ancré dans l’esprit du off d’Avignon. Il s’agit d’un huis clos au décor canon. Imaginez, un container pour scène, posé dans un parc aux pieds des tours HLM. Un choc qui laisse les usagers du jardin circonspects. Du Théâtre là ! En voilà un acte ! Encore faudrait-il que les habitants du quartier se sentent autorisés à entrer. Mais cela c’est une longue histoire de démocratisation culturelle.

Juste après la bombe

Alors on connaît bien ce texte de l’auteur britannique écrit juste après les attentats de Londres en 2005, et il est évidemment troublant d’entendre la grammaire terroriste se déployer alors que vient de s’ouvrir le procès des attentats de 2015.

La pièce est une variation DU Huis clos, où il est question d’enfer et de « continuer ». Là c’est pareil. Enfermés ensemble ils passent de la haine à l’amitié et inversement en quelques secondes.

Eux deux sont survivants, Nicolas Avinee campe Marc, un geek à peine pubère et Marie Petiot est Louise, une jeune adolescente visiblement qui ponctue et commence toutes ses phrases par un gros mot. Elle a de quoi être énervée. La voici enfermée sans l’avoir choisi dans l’abris de Marc. Elle lui doit la vie, c’est un contrat lourd.

Malheureusement la traduction française du texte achoppe dans la bouche des comédiens qui peinent dans un jeu très ancré dans l’univers des séries à transmettre l’horreur de la situation. Le contexte n’aide pas, le plein air en zone urbaine est contraignant. Peut être faudrait-il en jouer ?

After the end, jusqu’au 12 septembre à 20h45. Entrée libre sur réservation : [email protected]

 

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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