Danse
Pietragalla puise toute son énergie dans La femme qui danse

Pietragalla puise toute son énergie dans La femme qui danse

08 novembre 2022 | PAR Kevin Sonsa-Kini

La femme qui danse est le nom du « seul en scène » de Marie-Claude Pietragalla, qu’elle joue actuellement au théâtre de la Madeleine à Paris jusqu’au 4 décembre prochain. Un spectacle mis en scène par Julien Derouault et auquel Toute La Culture a assisté. 

Un voyage au plus près de l’artiste

C’est une Pietragalla intime et tout en finesse qui se livre dans son spectacle La femme qui danse, mis en scène par Julien Derouault et qu’elle joue au théâtre de la Madeleine. « J’ai imaginé La femme qui danse comme une expérience visuelle et sensorielle, plongeant le spectateur dans le voyage et la pensée intime de l’artiste. La respiration est omniprésente et avec elle, se noue une proximité, une écoute particulière »décrit-elle dans le dossier de presse. 

Une éternelle énergie

Dès les premières minutes du spectacle et pendant plus d’une heure, on reste bouche bée devant la complexité des gestes de la danseuse de 59 ans, qui, toute vêtue de noir, expose sa silhouette éternelle en y puisant toute son énergie. Pietra le dit elle-même au début de son spectacle : « Je suis un animal mimant, je suis un animal dansant, un être incarné et désincarné qui évolue au gré d’un rythme intérieur, d’un souffle musical, d’une conscience éclairée… » On se laisse aussi porter par le son de sa voix qui lui permet de prolonger, au-delà des mots, la confidence intime du geste. Le tout sur des créations musicales signées La Muse en circuit, le Centre national de création musicale d’Alfortville dirigé par Wilfried Wendling, et Louis Huguenin. 

« Ma plus belle histoire d’amour, c’est vous » 

Plus qu’une simple représentation, La femme qui danse est un parcours de vie. Celui d’une jeune fille passionnée de danse qui veut faire de son rêve une réalité. Ça commence par un ballet du regretté Maurice Béjart vu avec ses parents lorsqu’elle était enfant, jusqu’à son ascension au ballet de l’Opéra national de Paris. Sans oublier bien sûr sa nomination en tant que danseuse étoile par un autre regretté, Patrick Dupond, à qui elle rend un hommage vibrant sur scène. Autour de la prestation scénique de Marie-Claude Pietragalla, on peut aussi admirer le travail d’Alexis David à la lumière et aussi la technique des « shaders » qui permet de générer en temps réel des matières plastiques synchronisées au corps de la danseuse qui s’en sert pour quelques-unes de ses chorégraphies. 

Entre danse et théâtre

Si Pietra s’impose seule en scène pendant plus d’une heure, elle n’oublie toutefois pas son public à qui elle n’hésite pas à faire quelques blagues de temps en temps. Histoire de rappeler que nous sommes aussi au théâtre. En tout cas, à la fin du spectacle, le public est conquis. En témoignent ses applaudissements chaleureux. « Ma plus belle histoire d’amour, c’est vous », chérit-elle en reprenant une phrase de la chanson de Barbara. 

Marie-Claude Pietragalla, La Femme qui Danse, au théâtre de la Madeleine jusqu’au 4 décembre 2022. 

Spectacle mis en scène par Julien Derouault. Chorégraphie et textes inédits : Marie-Claude Pietragalla. Lumière : Alexis David. Conception et réalisation vidéo : Julien Derouault. Création musicale : Wilfried Wendling, La Muse en circuit et Louis Huguenin. Musiques : Tchaikovski – Adolphe Adam – Georges Bizet – Max Richter – Olafur Arnalds – Hildur Guðnadóttir – Birdy Nam Nam – Jules Massenet – Olafur Arnalds. Durée : 1h15. 

Photos  : © Pascal Elliott

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Kevin Sonsa-Kini

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