Danse
Rachid Ouramdane sur le fil en ouverture de Montpellier Danse

Rachid Ouramdane sur le fil en ouverture de Montpellier Danse

24 juin 2021 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Le nouveau directeur de Chaillot présente à Montpellier Danse sa dernière création Corps extrêmes. Un joli spectacle sur le rêve d’Icare.

David Aubé, Hamza Benlabied, Airelle Caen, Nina Caprez, Yamil Falvella, Löric Fouchereau, Peter Freeman, Nathan Paulin, Belar San Vicente, Seppe Van Looveren ne sont pas des danseurs mais leurs corps se déplacent dans l’espace de façon très originale. Ceux-là volent. Ils essaient. Que ce soit lui, suspendu sur un fil pendant un kilomètre entre deux montagnes, ou elle, accrochée à une falaise lisse. Ils sont tous acrobates et voltigeurs à l’exception de Nathan Paulin qui est slackliner, un funambule de l’extrême.

C’est lui qui ouvre le spectacle lors d’une vidéo très impressionnante où on le voit seul aller et venir sur ce fil minuscule comme s’il avançait sur le bitume. Il arrivera ensuite « en vrai », sur un fil tendu en haut de la scène où se trouve également un mur d’escalade.

La pièce tient plus de la démonstration de cirque que d’une écriture chorégraphique contemporaine. Elle donne à voir ces incroyables voltigeurs et porteurs qui eux avancent sur les corps des autres sans les écraser. Qui escaladent comme on respire.

Ce spectacle d’une douceur extrême montre l’écoute des uns envers les autres. Ils font des sauts vertigineux et cela ne fait pas de bruit. C’est léger.

Corps extrême est un grand spectacle populaire qui s’adresse au tout public, mais dans sa volonté de quête de beauté, il perd sa direction. Finalement, on regarde ébahis face à ces fous du risque. On les écoute nous dire leurs chutes et leurs ambiguïtés. Mais jamais Corps extrêmes ne fait évoluer le regard. Le chorégraphe ne choisit pas entre une danse de répétitions, telle que Alessandro Sciarroni ou Katerina Andréanou peuvent la pratiquer, et une danse-théâtre où une histoire nous est racontée. 

Visuel : Corps extre?mes Rachid Ouramdane Photo de re?pe?tition © Pascale Cholette

La danse macabre d’Arkadi Zaides en ouverture de Montpellier danse
La Garenne Lemot, une utopie entre art et nature
Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Soutenez Toute La Culture