Danse
« Zeppelin Bend » : Katerina Andreou rebondit encore au Centre Pompidou

« Zeppelin Bend » : Katerina Andreou rebondit encore au Centre Pompidou

15 février 2021 | PAR Amelie Blaustein Niddam

En représentation pro, la danseuse grecque a présenté son nouveau spectacle qui aurait dû être montré dans le cadre du festival 3×3 dédié à la création chorégraphique européenne. Mais tout n’est pas perdu, car vous pourrez voir cette pièce écrite au cordeau sur le site de Beaubourg, le 25 février à 19H.

Rappel des faits. En 2018, nous découvrions en ouverture de June Events le phénomène Katerina Andreou dans BSTRD. Une pièce enragée où le rebond était là mais dans une version guerrière. Nous voici trois ans plus tard et avec une jauge réduite à 50 spectateurs professionnels et il y a quelques points commun. Il y a sur le plateau presque tout blanc un bout de scène surélevé comme un ring et dessus une fille que l’on croit être Katerina qui secoue ses cheveux comme une poupée qui dit non, non, nooon… Mais ce n’est pas elle, c’est son double, sa jumelle de cœur, Natali Mandila. Sur scène il y a également deux cordes qui pendent et un tas de pneus empilés, eux aussi suspendus. 

Elles vont se retrouver, gambader ensemble, c’est le verbe juste, avec de temps en temps, un demi tour ou un bras qui se tend pour retrouver l’autre. La bande-son écrite par Katerina Andreou et Cristián Sotomayor nous met dans tous nos états. Elle est bucolique, hardcore, hippie, re-bucolique, re-hardcore. Mais les corps eux restent dans la même écriture. Cela devient un génial exercice de style, pas neuf, vous en conviendrez, mais extrêmement bien réalisé. Les mêmes gestes, le même tempo, mais sur une musique différente cela revient à changer la mélodie chorégraphique. La danse qui était obsédante, répétitive et violente devient ronde, pleine d’air. C’est juste une illusion. 

Leur pas de deux interroge les limites d’une performance qui s’amuse de l’épuisement où l’effort est magnifié. Elles imposent des ruptures à la beauté folle où elles suspendent le temps, l’équilibre et l’apesanteur. La pièce prend alors un accent écologique alors que rien, mais rien dans la scénographie n’appelle la nature. Les deux interprètes qui ne font qu’un semblent dire qu’il faut prendre de la hauteur, comme des oiseaux pour mieux rebondir, encore.

Croisons les doigts (puisque rien ne marche, ni manifestations, ni évidences, ni le Conseil d’Etat), le spectacle est censé avoir une belle tournée :

20 – 21 FÉVRIER, Sâlmon festival, Barcelone, Espagne
13 – 14 MARS, Théâtre Sevelin, Lausanne, Suisse
19 MARS, Théâtre de Pau
1ER AVRIL, Le Grand bain, Roubaix
24 AVRIL, Buda, Courtrai, Belgique
6 – 8 MAI, Onassis stegi, Athènes, Grèce
18 MAI, Atelier de Paris, Paris, France
29 MAI, One Dance Week, Plovdiv, Bulgarie
20 JUILLET, Kalamata Festival, Grèce

 

Visuel :©Hervé Véronèse

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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