Danse

Les premiers pas en France du Pacific Northwest Ballet

Les premiers pas en France du Pacific Northwest Ballet

06 juillet 2018 | PAR Marie Boëda

Les étés de la danse rendent, cette année, hommage au chorégraphe Jérôme Robbins. Changement de programme pour la dernière semaine, la compagnie du Pacific Northwest Ballet, jamais venue en France, nous fait découvrir son répertoire. Jusqu’au 7 juillet à la Seine Musicale.

Venu de Seattle, le Pacific Nothwest Ballet est doté d’un excellent niveau où puissance et technique se mettent au service de quatre chorégraphies mises en musique par l’orchestre Prométhée.

« Her door to the sky » de Jessica Lang

En ouverture, une chorégraphie américaine accompagnée d’une œuvre orchestrale de Benjamin Britten. Les cordes pulsent les pas des danseurs aux costumes acidulés. Dès le départ, on remarque une rapidité technique engageante pour la suite. Une œuvre joyeuse nous permettant de découvrir le travail d’une chorégraphe trop rarement dansée en France.

Slingerland Duet de William Forsythe

Ici la tension se fait présente. Un jeu de lumière plus sobre et une musique minimaliste amènent une force dans ce ballet en duo signé par un chorégraphe phare de l’Opéra de Paris. Spectacle court, scène dépouillée, danseurs sans artifices, l’attention est fixée par cette sobriété. Le duo est athlétique, les pas de Forsythe ont toujours une base classique mais poussés à l’extrême, une audace empreinte de gravité.

Appassionata de Benjamin Millepied

Née des tourments beethovéniens, cette chorégraphie est la troisième créée par Benjamin Millepied à l’Opéra de Paris, l’une des plus abouties. Hommage d’abord au musicien. Un pianiste, présent sur scène fait ruisseler ses notes afin d’accompagner les impeccables duos. Cheveux lâchés des danseuses et robes voilées, tous s’accordent avec la folie singulière de cette partition nous rappelant, au passage, que la musique classique est loin d’être classique .

Waiting at the station de Twyla Tharp

Dernière partie, et à nouveau le spectateur se fait cueillir. Surprenant acte final en rupture avec les pièces précédentes. D’un style moderne jazz, aux allures de comédie musicales, Waiting at the station prend des allures de théâtre où danse et musique s’appuient sur une histoire. Un homme attend son train, devenant ainsi témoin de la vie qui passe, danseuses, couples, fêtards.. La musique d’Allen Toussaint, auteur-compositeur de la Nouvelle Orléans ajoute un aspect festif enraciné dans un passé encore proche.

Etonnant par sa diversité, sa programmation et la qualité des danseurs, le travail de la Pacific Northwest Ballet se fait précieux par sa rareté. Seul bémol, l’absence d’une chorégraphie de Jérôme Robbins dont on célébrait le centenaire de la naissance.  La compagnie aurait brillé encore un peu plus.

(c) Angela Sterling, Miles Pertl

Un flamboyant Mefistofele ouvre les Chorégies d’Orange 2018
Sublimons la nature avec l’artiste américaine Jan Dilenschneider
Marie Boëda

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *