Danse

Nouvelles pièces courtes : la fantaisie au rendez-vous

Nouvelles pièces courtes : la fantaisie au rendez-vous

07 décembre 2018 | PAR Loïs Rakotonoera

Philippe Decouflé et sa compagnie DCA nous font le plaisir d’être sur la scène du théâtre de Sénart jusqu’au 8 décembre. Une performance haute en couleur durant laquelle vous ne savez pas ce qui vous attend.

 

Durant 1h30, nous retrouvons l’univers complètement fantaisiste et coloré du chorégraphe reconnu dans le monde entier (et ses nombreux prix en attestent) Philippe Decouflé, dans son spectacle Nouvelles pièces courtes, avec sa compagnie qu’il crée en 1983. Les effets vidéos, que Philippe Decouflé affectionne, sont de la partie et rendent le spectacle encore plus rafraîchissant qu’il ne l’est déjà. Car ce ne sont pas de simples danseurs. Ils sont à la fois chanteur, acrobate, musicien, percuteur ou encore caméraman. Ainsi la danse n’est parfois qu’un simple élément d’un tout bien plus composite. On passe alors d’un duo à la chorégraphie tendre rejoint quelques minutes après par un piano virevoltant à un trou d’où jaillit un individu bicolore, presque inhumain, puisque ce sont les corps de deux danseurs qui n’en forment plus qu’un. Deux corps très différents puisque l’un des danseurs est métis, avec de belles rondeurs et l’autre corps, dont on ne voit que les jambes, est blanc et mince. Et c’est ce qui fait aussi la beauté et la fantaisie de ces Nouvelles pièces courtes. Tous les corps des performeurs et performeuses sont différents.

Pas étonnant que sur Vivaldi, les danseurs soient habillés comme des bouffons tout droits sortis du carnaval de Venise, qui nous font sourire du coin de la bouche. Mais finalement logique, lorsque l’on sait qu’Antonio Vivaldi est né à Venise. On rit puis on est émerveillé dans un autre duo de danseurs où la femme danse en l’air et l’homme reste à terre. Le spectacle se finit dans l’univers japonais avec de drôles imitations des mangas et bien d’autres clichés (un peu trop peut-être).

Toutes les influences du travail de Philippe Decouflé sont finalement présentes, avec l’univers du cirque, des mines et de l’acrobatie qui font partie de ce joyeux spectacle. On sourit tout au long du spectacle pour mille et une raison, en fonction du sentiment que chacun éprouve face à la danse, mais aussi parce qu’on ne s’attend pas vraiment à ce que l’on va découvrir. Car comme son nom l’indique, ce spectacle se constitue de différentes pièces, chacune racontant une histoire et possédant sa propre dynamique. En fin de compte on peut penser que les pièces n’ont rien à voir entre elles et au pire, pourquoi pas ?

Un joli spectacle à retrouver jusqu’au samedi 8 décembre au théâtre de Sénart, et qui continue leur tournée dans toute la France.

 

Visuel : (c)Charles Freger.

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Loïs Rakotonoera

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