Danse
Lisa Langlois en Confidences

Lisa Langlois en Confidences

01 novembre 2021 | PAR Nicolas Villodre

Par hasard ou presque, nous avons découvert la danseuse Lisa Langlois lors du finissage de l’exposition photographique Confidences qui s’est tenue cet automne au 100ecs, l’établissement culturel solidaire de la rue de Charenton.

Révélation

Dans le cadre de son cycle Autoportrait/Autofiction, le 100ecs a présenté une exposition intitulée Confidences qui a mis en valeur dix femmes photographes – Louise A. Depaume, Cécile Baldewyns, Louise Dumont, Feebrile, Fur Aphrodite, Nathalie Lescuyer, Jennifer Orhélys, Vanda Spengler, YU.TA Jutta Sammel Mastrangeli, Stefania Zorzi – et permis de voir ou entrevoir la danseuse Lisa Langlois en solo.

On veut dire par solo que la jeune artiste a produit, devant un public averti, informé ou venu là pour un tout autre événement, une variation en plusieurs parties, saynètes ou tableaux, conçue par Louise Dumont, dont Lisa est non seulement la chorégraphe et l’interprète mais l’éclairagiste et la régisseuse son – il est vrai avec un équipement minimal, peu encombrant, facile à transporter, pas trop sorcier à déclencher et parfaitement adapté au hall de l’établissement.

Dévoilement

Tout au long de sa variation, la danseuse est restée masquée par une voilette ou un bas noir, un peu comme la femme de Man Ray, Juliet, dans un des portraits réalisés par le photographe surréaliste vers 1945. Un peu comme une partie des danseurs de Daniel Larrieu dans la courte cinédanse de Luc Riolon Quai Bourbon (1986) inspirée des photos de ramoneurs prises par Charles Nègre en 1852 (Jeanne Bertoux, Eliot Reilhac, Laurence Rondoni, Louise Bertoux, Camille Nahassia, Dominique Brunet, Didier Chauvin).

Partiellement dénudée, comme ce portrait en pied de femme intitulé Nu voilé (1929) également de Man Ray – le visage non camouflé mais biffé au crayon gras étant probablement celui du modèle et photographe Lee Miller – Lisa Langlois évolue langoureusement sur une B.O. électro aux accents jazzy. Elle se présente de dos, non en artiste de cabaret érotique mais à la fois en spectatrice de l’expo et en modèle pour photographe ou peintre. Sur une autre plage musicale, elle stylise une danse orientale qu’elle exécute sur un tempo plus vif en parcourant le petit plateau mis à sa disposition. Assise, elle joue la liseuse, se lève et évolue sous un éclairage stroboscopique. À vue, elle se rhabille et éteint sa lampe de chevet.

Visuel : Lisa Langlois au 100ecs © Nicolas Villodre 2021.

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