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Blanche Neige à la Comédie de Paris, spectacle musical à croquer

Blanche Neige à la Comédie de Paris, spectacle musical à croquer

21 décembre 2011 | PAR Amelie Terranera

Il était une fois une saison théâtrale où les princesses de contes de fées était à l’honneur. Tandis que Cendrillon se faisait bénir par la fée Pommerat au Théâtre de l’Odéon, la princesse Blanche Neige se donnait en spectacle à la Comédie de Paris. Dans une adaptation délibérément décalée et enfantine, le metteur en scène Alexandre Vaz réussit et à séduire un jeune public effrayé par la noirceur du conte des Frères Grimm et à extirper un sourire aux plus grands spectateurs grâce aux bouffées d’humour de ce spectacle musical.

Tout en jeux de lumières, la mise en scène d’Alexandre Vaz oscille entre le style gothique du château de l’exubérante et infernale Reine, et la chaumière boisée des sept nains accueillants. La voix imposante du narrateur invisible finit de nous plonger dans l’univers merveilleux de Blanche Neige et de ses comparses les sept mineurs, les animaux de la forêt et le prince charmant.

La prise de liberté avec le conte populaire se trouve essentiellement dans le jeu maniéré des comédiens et le second degré assumé (Blanche Neige porte des Crocs, la Reine est hystérique, les Nains complexes et le Prince charmant totalement prétentieux). Quelques répliques, résolument actuelles, décalées voire inconvenantes, qui échappent certainement aux plus jeunes, décrocheront un sourire aux adultes présents dans la salle. Le prétendant de Blanche Neige, fanfaronne ainsi : « je suis un prince de conte de fée, baraqué, mince, bien coiffé, mon père est roi, je fais tout ce que je veux, j’ai tout pour être heureux » !

Le trio de comédiens : Aude Lanciaux, Stéphanie Pierron et Geoffrey Callenes, établissent une interaction particulière avec leur jeune public, qui s’empresse de mettre en garde Blanche Neige contre le danger et de fustiger la maléfique belle-mère. Si la majeure partie du spectacle se révèle bon enfant, notez que le conte de Blanche Neige est essentiellement empreint d’une réflexion sur la mort et la jalousie. Cette adaptation à la Comédie de Paris n’est point édulcorée, j’en veux pour preuve, les pleurs de certains bambins durant la représentation.

Le final musical, interprété par la fée du logis de notre enfance, son prince charmant et la méchante reine, rappelle toutefois que tout est bien qui finit bien. A découvrir pour tous les véritables amateurs de contes de fées, qui ne sont pas toujours aussi légers qu’une bulle de savon.

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Amelie Terranera

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