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Sziget, focus #2 : Dizzee Rascal, Interpol, Afrocubism, The Chemical Brothers

Sziget, focus #2 : Dizzee Rascal, Interpol, Afrocubism, The Chemical Brothers

06 juin 2011 | PAR La Rédaction

Du 10 au 15 août, se tiendra à Budapest la 19ème édition du Sziget Festival. Au programme : une affiche d’une très grande diversité, qui va de la britpop de Pulp, récemment reformé, jusqu’au punk metal de Motörhead, en passant par l’electro des Chemical Brothers, la soul d’Amy Winehouse, le néopsychédélisme de Kasabian et divers artistes « world » parmi lesquels Cheikh Lo ou Goran Bregovic. Nous couvrirons ce festival et vous proposons aujourd’hui le second d’une série de focus sur les groupes à l’affiche. Vous pouvez également tenter votre chance pour gagner des pass pour le festival.

Dizzee Rascal

Dizzee Rascal est un rappeur et producteur anglais. Il fait ses armes dans un nouveau genre musical provenant de la banlieue sud de Londres, le grime. Son premier album, Boy In Da Corner, est sorti en 2003. C’est un disque très underground où grime et hip-hop se mélangent. Son successeur, Showtime, sorti en 2004, s’inscrit dans la lignée du premier, avec des productions plus soignées. C’est en 2005 qu’il fonde son label Dirtee Stank afin de mettre en avant la musique grime. En 2007, c’est Maths + English qui sort, dans lequel l’artiste explore de nouveaux styles. Aujourd’hui, il a laissé tombé le grime au profit d’une musique orientée electro comme en témoigne son dernier album sorti en 2009, Tongue N’Cheek, auquel participent Armand Van Helden ou Calvin Harris.

Benoît Dabout

 

Interpol

Né à la fin des années 1990, Interpol est le fruit de la rencontre de Paul Banks (guitare/chant), Greg Dudy (batterie) et Carlos Dengler (basse/claviers) sur les bancs de l’université de New-York. Fortement influencés par Joy Division et plus généralement par les groupes cold wave des 80’s, Interpol ne cesse d’évoluer depuis près de 10 ans. En 2002, le groupe connait un succès critique immédiat avec la sortie de son premier album, Turn on the Bright Lights. Depuis, son audience n’a cessé d’augmenter ; le groupe a rapidement délaissé le statut indie et underground de ses premières apparitions pour des scènes plus vastes. Il a su prouver qu’il savait s’affranchir des ambiances eighties pour s’orienter vers des univers différents et plus personnels, toujours aussi noirs mais riches de nuances. Leur quatrième album éponyme propose une musique sophistiquée et spatiale où il est question d’un passé qui n’a jamais existé. Le quatuor s’aventure dans des registres plus amples et la palette de sensations se densifie. Le Sziget Festival sera l’occasion de découvrir ce quatrième album superbe et planant ou de réécouter les titres phares du groupe. Leur musique prend une toute autre dimension dans les grands espaces.

Anaïs Tridon

Afrocubism :

Tout le monde connaît Buena Vista Social Club, le film à succès de Wim Wenders sur ce groupe de papys cubains sur le retour, ainsi que le phénomène mondial qui s’est ensuivi. La petite histoire veut que deux des plus grands musiciens maliens, Bassekou Kouyaté maître du luth n’goni et Djelimady Tounkara roi de la 6-cordes, étaient censés faire partie de ce projet né dans l’esprit du producteur Nick Gold. Mais en raison d’une obscure histoire de visas, la rencontre n’eut jamais lieu et le disque devint 100% cubain avec le triomphe que l’on sait. Qu’à cela ne tienne, après quatorze années de persévérance, la passerelle afro-cubaine renaît de ses cendres et le résultat est clairement à la hauteur de son illustre prédécesseur. Plus instrumental et virtuose, Afrocubism voit son line-up enrichi des musiciens Toumani Diabaté et Lassana Diabaté, respectivement joueurs de kora et de balafon, et du chanteur Kassé Mady Diabaté. Côté cubain, on retrouve Eliades Ochoa et son groupe, uniques rescapés du Buena Vista Social Club. Le groupe mêle avec soin mais non sans feeling ces composantes transatlantiques, les rythmiques cubaines structurées et les envolées lyriques des Mandingues. Développant une musique chaude et mélancolique, il touche au cœur et réussit le pari de faire pleurer et danser à la fois. En un instant de mélodies et de partage, Afrocubism donne ses lettres de noblesse à la musique du monde.

The Chemical Brothers :

Le duo composé de Tom Rowlands et Ed Simons règne sur la scène electro britannique et internationale depuis maintenant plus de quinze ans. Formé à Manchester, le tandem qui se nomme alors The Dust Brothers fait ses armes dans les pubs et les clubs locaux. Se forgeant très vite une solide réputation de remixeurs, « les frères de platines » sortent leur premier opus en 1995, sous leur nom définitif cette fois. Intitulé Exit Planet Dust, l’album lance la vague big beat (avec le Music for the Jilted Generation de Prodigy), mélange explosif de rock et de sons électroniques.

Vincent Brunelin

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