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Thérèse : « Je me bats contre la starification » (Interview)

Thérèse : « Je me bats contre la starification » (Interview)

31 octobre 2021 | PAR Kevin Sonsa-Kini

Thérèse est une jeune artiste, auteure, compositrice et interprète indépendante. Elle était l’une des têtes d’affiches de l’édition 2021 du MaMA Festival où elle s’est représentée le 13 octobre au Théâtre de Dix Heures. Son dernier concert parisien de l’année 2021. Dans cette interview pour Toute la culture, Thérèse revient sur sa participation au MaMA , son concert au Trianon, son EP « Rêvalité » et ses projets. 

Toute la culture : Revenons sur votre participation au MaMA. Que représente ce festival pour vous ? 

Thérèse : C’était la première fois que je venais en tant qu’artiste. Cela faisait trois ans que je venais au MaMA pour voir les concerts et comprendre comment l’industrie de la musique fonctionne. J’espérais jouer au MaMA un jour et ce jour est arrivé. C’est rigolo parce que je me suis toujours demandé comment tous les artistes se connaissaient ? Et en fait, maintenant que je suis dans le milieu depuis quelques années, je me suis aperçue que j’avais énormément d’amis qui jouaient sur le MaMA comme les chanteuses Mimaa et Franky Gogo que je ne connais pas personnellement mais on partage la même ingé son. Il y avait d’autres gens comme le duo Gargäntua, Thais Lona, Ussar, Kasbah, Vikken, Ojos, De Laurentis …  

Vous étiez une semaine avant au Trianon. Qu’est-ce que cela vous a fait de rejouer sur Paris après une longue période sans concerts ? 

J’ai eu la chance de rejouer des concerts à la fin du mois de juin. Je n’avais fait qu’une seule date à Paris. C’était à la FGO Barbara le 1er juillet dernier. C’était le premier concert debout depuis très longtemps. J’étais surtout passée par des festivals notamment en Province. Et ça fait quand-même du bien de revenir à Paris surtout dans cette salle incroyable qui est le Trianon. Irène Drésel m’a proposée de faire sa première partie. C’est un cadeau que j’ai acceptée avec plaisir ! J’aime beaucoup son univers. 

Vous avez sorti il y a quelques mois, l’EP de 7 titres intitulé « Rêvalité ». De quoi parlent vos chansons ?

Je retranscris un peu tout ce qui me traverse. Je parle des sujets qui me tiennent à cœur, qui me questionnent et que j’ai envie de partager au public. J’ai un pan qui est extrêmement sociétal, car toutes les questions de société comme les combats et les luttes m’intéressent beaucoup. J’ai une autre partie plus introspective, plus intérieure et plus psychologique. Et ce titre « Rêvalité » c’est cette idée d’un aller/retour entre l’individuel et le collectif, entre l’intérieur et l’extérieur… 

Cet EP augure t-il l’arrivée d’un potentiel album en 2022 ?

Peut-être bien ! J’ai commencé à écrire dans une résidence à Marseille. Je me suis un peu arrêtée pour tourner. On joue déjà deux nouveaux morceaux sur scène : Anthropocentric et Jealous. En novembre, j’aimerais mettre mes autres activités de styliste entre parenthèses pour me consacrer sur l’écriture. Je ne sais pas si ce sera un deuxième EP ou un album. 

« J’essaie toujours d’être en interaction avec les gens. » (Thérèse) 

Pour finir, avez-vous un message à faire passer aux personnes qui vous soutienne et vous encourage dans votre carrière artistique ? 

Je leur dis un grand merci ! J’ai la chance d’être soutenue par le label LaCouveuse. Ils m’ont dit : « Tu fais de la musique, pour toi, pour t’épanouir. » J’ai toujours gardé ça en tête. Le public est toujours là en soutien. Même si je n’arrive plus à répondre à tout le monde, je regarde tout, je vois tout et j’essaie toujours d’être en interaction avec les gens. C’est ce qui me donne de la force. Je demande au public de continuer à soutenir les artistes qu’ils aiment, d’aller à leur concert et d’acheter leur disque. 

J’aime aussi garder cette proximité avec les gens. Je me bats contre ce procédé de starification. J’essaie de rester la plus simple possible. Il m’arrive plein de choses géniales grâce à la musique. J’ai fait de la télé, la couverture du magazine Causette, etc. Mais en vrai ça n’a pas tellement changé mon quotidien. Et pour le moment, je crois que c’est bien comme ça ! 

Photos : © Lily Rault.

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