Pop / Rock
Rock en Seine, jour 2, rehab

Rock en Seine, jour 2, rehab

27 août 2022 | PAR Damien Poulain
 
Rock en Seine 2022 a déclaré les concerts ouverts depuis le 25 jusqu’au 30 août.
Live report du jour 2.
 

5 heures de l’aprêm, on plonge

 
« J’ai des rendez-vous importants, des interviews, je suis de mauvaise humeur je l’avoue ». Bref, on a loupé le début du concert de DIIV. A 17H15. DIIV en plein milieu de notre après-midi ? Ils sont en rehab ou bien ? Ha oui c’est vrai, un peu. Et ça marche. Zachary Cole Smith n’a jamais été aussi joyeux d’être sur scène, ses camarades non plus. L’accueil fait à leur dernier album, l’exaltant et délicat « Deceiver », les a libérés et jouer leur fabuleux « Oshin », récemment ressorti « extended », n’est plus une corvée. Preuve cette version définitive de Doused, leur premier single fondateur et dévastateur. Dix ans que les américains baguenaudent entre Nirvana et The Cure. Vous m’en remettrez dix ?
 
 

Cumbia tamisée

 
Tant d’enthousiasme ne pouvait que nous pousser dans les bras tendus des Bitchos, Filles du soleil de Londres. Josephine, Agustina, Nic et Serra habitent sur les rives de la Tamise mais viennent d’Uruguay, d’Australie, d’Angleterre et de Suède. Elles aiment le rock psyché mais préfèrent la pop turque, hésitent encore entre les Ramones et le Tango. Sous le soleil tombant de la scène du Bosquet, passés les quelques shots de tequila rapidement administrés sur le singulier conseil d’une aficionada des protégées d’Alex Kapranos, on s’est même entendu dire, « c’est pas si mal la cumbia ».
 

Une autobahn de retard

 
Le problème, si on va par là, c’est de considérer que le Jägermeister est plus adapté aux vieux copains robots Kraftwerk et qu’on pogotera moins bien sans IPA dans la fosse des Squid, Brighton rules. Désinhibé, la vue dédoublée par le VJing en relief des allemands vu sans lunettes – Toujours une autobahn de retard ceux là – on ira donc mordre la poussière expérimentale et punk des anglais, sauce Krautrock très très énervée.
 
 

Calme et tranquille

 
Une fois sales, nous avons rejoint le très (trop ?) propre Nick Cave, un vieux pote crooner vieillissant fan de blues et de cold cases, pour son show, théâtre rock’n roll rôdé. Ce besoin d’être aimé… cette gênance comme disent les p’tits… mais quel Jubilee street !
Alors, la jeune Juliette a fait « finis les trucs de vieux », cinq minutes plus tard, un Léonardo Di Caprio (10 fois par jour qu’on lui dit nous dit-il ravi) nous servait une pinte de mauvais rosé et nous voilà en transe devant Anders Trentemøller, Depeche mode organico-techno sous ecsta. « C’est lui le vrai groupe dopé de la soirée, c’est sûr, il va gagner », nous hurle Juliette, les yeux comme des billes. « Tour de France » comme le scandait l’aïeul Kraftwerk.
 
 
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Damien Poulain

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