Pop / Rock

Queen  :  « Live At The Rainbow Theatre »

Queen  :  « Live At The Rainbow Theatre »

21 octobre 2014 | PAR Jean-Christophe Mary

Au milieu des 70’s, Queen n’est pas encore à son apogée. Disques d’or, tournées marathon, les stades de 80.000 personnes comme à Wembley, cela viendra bien plus tard dans les années 80. A cette époque, le quatuor se produit encore dans des clubs comme l’atteste ce concert donné en  en mars 1974 au Rainbow Theatre de Londres.

Riffs en béton armé, rythmique plombée, ce live oscillant entre hard rock glam rock est un condensé des deux premiers albums Queen  et Queen II. Dès le premier titre « Procession » on ressent dans les guitares ce son brut de décoffrage, plus proche de Led Zeppelin que des hymnes pop et disco qu’ils produiront des années 80. Mais déjà ce heavy rock pose les fondations de la maison Queen. Déjà  le combo change les règles du jeu, dynamite les canons du rock, lui insuffle des harmonies classiques pour devenir ce hard rock à la fois  solide et mélodique. Dès lors, avec cette voix aigues qui passe des notes basses aux hurlements stridents, les de  riffs guitare épais et agressifs de Brian May et un Roger Taylor qui charpente le tout derrière ses futs, la formule est désormais la bonne. Les cheveux sont très longs, les pantalons pattes d’éph, les ceintures à large boucle et chemises bouffantes sont la mode, mais déjà Queen est en marche pour devenir l’un des plus grand groupe de rock de tous les temps.  Témoin les versions de « Father Of Son  », « Ogre Battle » et « Great King rat »  livrées ce jour là, sont de grand moment de rock’n’roll. Moulé dans son pantalon qui lui colle à la peau, Freddie Mercury ondule sur scène, se déplace comme un félin et harangue la foule poing levé avec sa fougue et ses pas de danses qui deviendront sa marque de fabrique. Derrière son pied de micro, le show-man tient déjà autant de la diva que du chanteur de rock. Il plaisante volontiers entre les titres créant cette proximité, cette relation intime avec le public. On est sous le charme du solo ébouriffant de Brian May après le remarquable « Son and Daughter ».  Titres après titres,  on tourne les pages d’un carnet de bord intime qui nous rappelle ce qu’était le quatuor à cette période. En prime, un second album avec des extraits de concert que Queen donnera quelques mois plus tard en novembre dans cette même salle mais cette fois dans le cadre de son « Sheer Heart Attack Tour ».  L’histoire est en marche, Queen est bel et bien en route pour  devenir le groupe anglais le plus populaire de la musique anglaise après les Beatles.

Ce live at The Rainbow  est disponible en version CD, version deluxe, super deluxe avec le tee-shirt estampillé Live At Rainbow

26/01/2015

Queen & Adam Lambert

Zenith Paris Paris, France

Titres :

Procession

Father to Son

Ogre Battle

Son and Daughter

Guitar solo

White Queen (As It Began)  solo aèrien de Brian May

Great King Rat

The Fairy Feller’s Master-Stroke

Keep Yourself Alive

Drum solo

Seven Seas of Rhye

Modern Times Rock’n’Roll

Rappels :

Medley Jailhouse Rock / Stupid Cupid / Be Bop A Lula

Liar

Encore 2:

See What a Fool I’ve Been

Le Nouvel Observateur rebaptisé L’Obs
« Bande de filles » : diamants bruts
Jean-Christophe Mary

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