Pop / Rock
[Chronique] Mastodon, « Once More Round The Sun »

[Chronique] Mastodon, « Once More Round The Sun »

15 septembre 2014 | PAR Jean-Christophe Mary

Alors que les artificiers du métal américain s’offraient une date parisienne au Zénith en juillet dernier, revenons sur leur dernier album studio paru au printemps.

[rating=4]

D’abord il y a ce petit choc visuel sur la pochette, ce dragon aux yeux rouge globuleux que l’on dirait tiré d’un défilé du nouvel an chinois. Puis vient ce petit choc auditif au démarrage de «Tread Lightly », titre extrêmement brutal. Au premier titre de cet album on comprend vite que le quartet d’Atlanta (États-Unis) est une puissante cylindrée lancée à tombeau ouvert sur l’autoroute d’un metal rock gonflé à bloc.

Voilà quinze ans que les américains originaires de Virginie trimbalent leurs titres emplis de fureur sur les petites scènes du monde entier. Quinze ans de dur labeur concrétisés par six albums studio tous marqués par une texture sonore singulière auront été nécessaires pour élever le quatuor en nouvel espoir de la scène métal internationale. Si ce nouvel album commence à faire les unes de la presse spécialisée l il se pourrait que demain le groupe soit révélé au grand public comme le fut Metallica en son temps au début des 90’s.

Toujours est il, le quatre Mastodon affûtent leurs guitares prêts à gravir une à une les marches de la célébrité de cette scène métal internationale en pleine ébullition. Leur recette ? Des batteries jouées pied au plancher, des guitares mélodiques un chant clair et des harmonies vocales travaillées en trio. Ici large place est aux titres explosifs qui vont du planant à l’adrénaline, de la fureur à l’élégance, la magie opère de bout de bout grâce au charisme de Mike Hranica qui possède une voix en acier trempé. De bout en bout, ces compositions entrent dans une nouvelle dimension et donne ce mélange de puissante folie destructive, de violence et de tragédie entrecoupée de moments d’accalmie. Les arpèges cristallins de « Diamond in the Witch House » soulignent les voix, vibrantes d’émotion et de mélancolie. Saluons également cette matière sonore racée qui fait la différence. Imaginez des rafales de guitares toutes dents devants qui vous mordent les tympans, une rythmique basse batterie bâtie comme une cathédrale. Ajoutez à cela des solos bluffants, « Halloween » « Chimes at Midnight des rythmiques lourdes. Une chose est sûre : « Once More Round The sun » vous envoie une bonne dose d’adrénaline.

Mastodon, Once More Round The Sun, 2014, Wea, 54 min.

Visuel : (c) pochette de Once More Round The Sun de Mastodon

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Jean-Christophe Mary

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