Pop / Rock
L’interview stroboscopique : Glasvegas

L’interview stroboscopique : Glasvegas

05 décembre 2013 | PAR Bastien Stisi

Crépitements lumineux, rugissements scintillants et coups de strobo sur l’indie rock des Écossais de Glasvegas, en concert ce soir au Point Éphémère afin de présenter au public parisien leur dernier album studio Later… When the TV Turns to Static

Qu’est-ce qui différencie le Glasvegas de « Geraldine » et des débuts, du Glasvegas de votre dernier album Later… When the TV Turns to Static ?

Paul Donoghue (bassiste du groupe) : Je crois que nous sommes bien plus matures aujourd’hui, et ce même si nous agissons toujours souvent comme de véritables enfants ! Nous avons surtout maturé dans le sens où nous comprenons mieux notre travail et notre musique qu’auparavant, et savons bien mieux comment notre musique doit sonner.

L’arrêt brutal de la collaboration avec Columbia n’a-t-il pas été trop dur à gérer ?

Paul Donoghue : Cette histoire nous a fait grandir. Columbia a été une très bonne expérience pour nous, mais ils ont sans doute estimé à un moment qu’ils n’avaient plus un public adapté à nos besoins. Et puis, aujourd’hui, il faut bien avouer que l’on a davantage de contrôle sur les aspects de notre carrière.

Glasvegas, c’est une référence à Glasgow, dont vous êtes originaire ?

Paul Donoghue : Pas vraiment. À nos débuts, James Allan (ndlr : le chanteur du groupe) voulait un nom qui ne nous catégorisait pas autour d’un genre précis. Si on s’était appelé un truc comme « The Gothic Vampires », les gens auraient eu des a priori sur notre musique, et auraient par exemple espéré qu’on soit un groupe de musique gothique. Et puis, Glasvegas nous a paru être un nom que l’on pouvait retenir facilement. On a été très chanceux sur ce coup !

Franz Ferdinand, Django Django, Primal Scream, Mogwaï…si vous deviez envoyer un groupe de rock indé représenter l’Ecosse à l’Eurovision, lequel choisiriez-vous ?

Paul Donoghue : Si c’était seulement pour l’Écosse, je choisirais Mogwaï. Je trouve que c’est une très bonne idée, on devrait commencer une campagne pour qu’ils nous représentent à l’Eurovision !

C’est important pour vous de venir présenter votre dernier album au public parisien ?

Paul Donoghue : Bien sûr. Nous avons très souvent joué à Paris (sans doute pas autant qu’on aurait voulu), et c’est même ici, à la Flèche d’Or, que nous avons joué pour la première fois en dehors de la Grande-Bretagne ! Il y avait environ 400 personnes : on s’y était alors senti comme des rois !

Je suis à la recherche de sons pour remplir mon iPod… Quelque chose à me conseiller ?

Paul Donoghue : « First We Take Manhattan » de Leonard Cohen, le dernier Youth Lagoon, et surtout un max de morceau des Pulp, mon groupe préféré de la période britpop !

Glasvegas en concert ce soir au Point Ephémère. Des places étaient à gagner par ici.

Visuel : © pochette de Later… When the TV Turns to Static, de Glasvegas

Infos pratiques

La Flèche d’Or
Festival Beauregard
Bastien Stisi
Journaliste musique. Contact : [email protected] / www.twitter.com/BastienStisi

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