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[Chronique] « Mondo » d’Electric Guest : pop ensoleillée et mélancolique

[Chronique] « Mondo » d’Electric Guest : pop ensoleillée et mélancolique

08 novembre 2012 | PAR Bastien Stisi

En concert à la Cigale ce vendredi 9 novembre dans le cadre du festival des Inrocks, le duo électro-pop Electric Guest quitte l’espace d’un temps sa Californie natale pour venir envoûter le public de la petite salle parisienne, en compagnie des Vaccines, de Phantogram et de Poliça. Focus sur l’incontournable révélation pop de cette année 2012 et sur Mondo, leur premier album personnel. 

Après l’électro pop futuriste d’Hop Chip, l’indie rock des Half Moon Run, la sensualité enivrante des Saint Lou Lou et la pop asymétrique des Alt-J, le festival des Inrocks fait découvrir au public parisien ce vendredi la pop mainstream mais rafraichissante d’Electric Guest, remarquable duo californien déjà présent ce soir sur la scène de l’Aeronef de Lille. Vecteurs d’une pop west side éclairée par le soleil couchant de Los Angeles, le duo (les deux membres fondateurs, Asa Taccone et Matthew Compton), est rejoint en 2011 par les frères Todd Dahlhoff et Tory Dahlhoff pour l’enregistrement de l’album) est avec Lescop, Biolay et Pulp l’une des têtes d’affiche centrales de l’exigeant festival.

Projeté sur les devants de la scène par les tonalités funky de leur premier single « This Head I Hold », rapidement orné de la mention « tube en puissance » et adoubé par la presse spécialisée, le parcours et le succès musical d’Electric Guest ne sont pas sans rappeler ceux qu’ont connu avant eux les MGMT, et plus encore, les Foster the People (californiens comme eux), bizarreries ambulantes égarées entre les limbes d’univers musicaux aussi divers que variés.

Aux frontières du jazz, de la soul et de la pop, orné d’une pointe d’électro délicate et lascive, leur premier album, Mondo, fantastique ballade d’une petite quarantaine de minutes, est dominé par la voix troublante et aérienne, quasi musicale, du chanteur Asa Taccone, charismatique gringalet au regard perçant et ténébreux. Véritable réservoir à tube (« This Head I Hold », « American Daydream », « Awake), Mondo, fruit d’un long travail de cinq années et remarquable de régularité qualitative, offre à son auditeur un splendide apogée émotionnel par le biais du délicat intermède « Troubleman », interminable ballade pop chaleureusement égarée au coeur de l’album.

Distribués par le label Downtown Records (The Crookers, Justice, Miike Snow…) et orchestrés par Danger Mouse, l’immense producteur des Rapture, des Gorillaz, de Beck ou encore de Norah Jones, les Electric Guest n’auront eu besoin que d’un seul album pour s’imposer comme l’une des figures incontestables de la scène électro-pop actuelle. Rendez-vous, pour les bienheureux possesseurs d’une place, ce vendredi soir à la Cigale.

Visuel : pochette de Mondo d’Electric Guest

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Bastien Stisi
Journaliste musique. Contact : [email protected] / www.twitter.com/BastienStisi

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