Pop / Rock
Balthazar’s got a Fever

Balthazar’s got a Fever

26 mars 2019 | PAR Pierre Poughon

Balthazar n’en finit pas d’impressionner avec ce nouvel album haut en couleurs, magnifié lors d’un set magistral, hier soir soir au Casino de Paris.

Dès les premières notes de Fever, opener de l’éponyme 4e album de Balthazar, on sent la différence avec les précédents opus. Les recherches solo des deux leaders du groupes Maarten Devoldere et Jinte Deprez ces dernières années ont amorcé ce virage qu’a pris le groupe. Mais, sincèrement, qui pourrait se plaindre ? Les premières notes de basse au riff groovy donnent le ton d’un album beaucoup plus rock indé, ensoleillé, chaleureux, plein de vie.
L’opus claque, chaque chanson est un plaisir incroyable dans les oreilles. L’album respire le bonheur, avec des textes intenses, profonds, parlant principalement d’amour.
Ce qui est beau avec Fever, c’est qu’il y’en a pour tous les goûts. Du rock, de la pop, de la soul, du R&B, énormément d’influences se retrouvent confinées et magnifiées au rythme des 11 titres que contient l’opus. Les deux belges, originaires de Courtrai, n’en ont pas fini de nous éblouir, de nous faire danser.

Le rendez-vous vous était pris ce lundi 25 mars au Casino de Paris pour découvrir ce nouvel album live, mais avant tout : Faces on TV.
Veritable one man band pour cette ouverture de concert, le frontman de Faces on TV s’avance sur scène. « Désolé, mon band n’est pas là, mais je les ai enregistrés » déclare-t-il dans un français un peu maladroit tout en sortant un vinyle. Équipé d’un looper, de micros, guitare, synthés, maracas, cloches, flûte traversière (oui oui), il utilise tout dans un set court mais intense. Avec sa voix étonnante et envoûtante, son charisme impeccable et son énergie dévorante, il enchaîne les chansons, dans un live efficace. Ils seront le 30 mai au pop up, on y sera aussi.

Après un changement de plateau étonnamment court, voilà nos 5 belges qui s’avancent. Aussi dandy les uns que les autres, sourire aux lèvres, ils entament un set parfait. Sans jamais trop en faire, prenant la lumière tout en laissant de quoi faire briller les autres, c’est un set plein d’humilité, heureux et décomplexé. Ils sont là pour le plaisir de la scène, de présenter Fever, de partager 1h30 de show devant un Casino de Paris plein à craquer.
Enchainant les tubes du dernier album comme des précédents, le set est complet, pour tous fans de Balthazar. Portés par une scéno bossée à merveille, encore une fois sans fioriture, les deux leaders ont une présence scénique folle, tantôt à la guitare ou au synthé, accompagnés leurs trois compères, assurant basse, batterie, cuivre, guitares et autres synthés et donnant eux aussi de la voix. Ce dernier opus est une merveille en live, réveillant parfois les racines rock du groupe pour une fin de set explosive. Une touche poétique achève de conquérir le public lors du Encore. Une petite pépite.

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