Musique
Live Report : Rodrigo y Gabriela enflamment l’Olympia (28/02/12)

Live Report : Rodrigo y Gabriela enflamment l’Olympia (28/02/12)

02 mars 2012 | PAR Vincent Brunelin

Entouré de musiciens de La Havane, le duo de guitaristes, révélation mexicaine de ces dernières années, a offert au public venu nombreux un concert en toute décontraction, aussi virtuose que festif. Viva Mexico !

Pour la deuxième soirée consécutive, la mythique salle de l’Olympia affichait complet, signe de l’engouement du public français pour le groupe. L’audience du soir témoigne d’ailleurs d’une grande diversité : tous les âges, de 7 à 77 ans ou presque (Michel S. si tu nous lis), et tous les styles semblent représentés, des fans de salsa aux bons vieux hardos, nous rappelant au passage que le duo a fait ses gammes au sein du combo thrash metal Tierra Acida.

Les deux guitaristes entourés de leurs musiciens cubains font leur entrée comme de tradition sur le titre « The Pot » du groupe Tool et exécutent sans plus attendre le grisant « Santo Domingo », spectaculaire morceau salsa rock qui ouvre leur dernier album en date. Un opus intitulé Area 52 (Because Music), dans les bacs depuis le 23 janvier, et sur lequel le duo s’est adjoint les services de C.U.B.A, un collectif de musiciens de La Havane, pour revisiter neuf titres de leur répertoire.

C’est accompagné d’une partie de ces instrumentistes virtuoses que le groupe égrène avec un enthousiasme communicatif ses classiques « Hanuman », « Ixtapa », ou encore « 11:11  » , le tout dans un joyeux mélange de sonorités jazz, flamenco, rock et latino. Entre deux soli enflammés de basse et de piano, Rod y Gab, alors seuls en scène, s’offrent quelques improvisations ponctuées de clins d’œil hétéroclites, allant du « Blackened » de Metallica à l’éternel standard « La Vie en rose » (sic). On pourra quand même regretter que ces digressions interviennent trop tôt et cassent un peu le rythme du concert. Mais en bête de scène confirmée, le duo martèle sa guitare de plus belle et relance finalement la machine en clôturant la soirée en beauté sur les tubes « Diablo Rojo » et « Tamacun ». Olé !

 

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